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Côte d'Ivoire / ONU

L'ONUCI va enquêter sur de possibles abus sexuels par des casques bleus

Des casques bleus de l'ONUCI, à Yamoussoukro, le 16 avril 2007.
Des casques bleus de l'ONUCI, à Yamoussoukro, le 16 avril 2007. AFP/Kambou Sia

L'opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire a admis, lundi 21 décembre 2009, avoir reçu des allégations d'exploitation et d'abus sexuels impliquant ses casques bleus. Les faits remonteraient à 2006 et concerneraient des mineures. L'ONUCI affiche sa fermeté et affirme prendre toutes les dispositions pour s'assurer de l'ouverture d'une enquête urgente.

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Ce n'est pas la première fois qu'une mission des Nations unies doit répondre de telles accusations. Pour tenter d'éviter un scandale qui menace, l'ONUCI prend les devants. Eclaboussée il y a deux ans par une affaire d'abus sexuels commis par des casques bleus marocains à Bouaké au centre-sud du pays, l'opération des Nations unies en Côte d'Ivoire prend l'initiative de communiquer, pour dire son extrême préoccupation concernant de nouvelles allégations d'abus sexuels. Une manière de souligner sa politique de tolérance zéro face à de telles pratiques dans ses rangs.

Pour vérifier les faits, l'unité de protection de l'enfance de l'ONUCI a dépêché sur le terrain une mission disciplinaire et informé les autorités ivoiriennes le 15 décembre dernier. Ces évaluations sont également destinées à la justice du pays d'origine de chaque présumé coupable des faits allégués.

Depuis le début de l'année 2009, de l'aveu même des Nations unies, trente-trois casques bleus ont été incriminés pour abus du même genre commis essentiellement en République Démocratique du Congo mais aussi en Haïti, au Liban, au Libéria, au Soudan comme en Côte d'Ivoire.

En 2008, deux militaires onusiens avaient été sanctionnés de la sorte et quinze autres en 2007. Qu'on se le dise dans les rangs, une mineure ne saurait être consentante ; on ne badine pas avec cette loi d'airain chez les soldats de la paix.

Présente depuis avril 2004, l'opération compte actuellement quelque 7 000 casques bleus déployés dans le pays, coupé en deux depuis un coup d'Etat manqué en 2002.

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