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Turquie / Syrie

Nouvelle rencontre au sommet entre la Turquie et la Syrie

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le 3 octobre 2008.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le 3 octobre 2008. Reuters

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, se rend en visite à Damas dans le cadre du Conseil de coopération stratégique, une structure créée sur mesure pour porter les nouvelles relations syro-turques.

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« C’est un rapprochement spectaculaire », selon les mots de Jean Marcou, directeur de l’Observatoire de la vie politique turque, basé à Istanbul. Il y a encore quelques années, les relations entre la Syrie et la Turquie étaient minées par de nombreux désaccords : sur la question kurde – Damas a longtemps accueilli le leader du PKK, Abdullah Oçalan ; sur la question du partage des eaux du Tigre et de l’Euphrate ; ou sur la province frontalière turque du Hatai, revendiquée par la Syrie. 

Mais depuis quelques années, le gouvernement turc s’est lancé dans une « politique de bon voisinage ». « Il y a cette idée de nouvelle politique étrangère qui consiste pour la Turquie à devenir un facteur de stabilité dans la région […], explique Jean Marcou. Cette relation, que le ministre des Affaires étrangères qualifie de ' zéro problèmes avec nos voisins ', se traduit avec la Syrie, mais aussi avec l’Irak ou le Caucase, et en particulier l’Arménie. C’est un ensemble, mais il est vrai que la relation turco-syrienne est particulièrement active. Au sien de cette stratégie de bon voisinage, elle est devenue un référent ». 

Jean Marcou, directeur de l’Observatoire de la vie politique turque à Istanbul.

Le voisin turc, un partenaire stratégique pour la Syrie

La Syrie s’est également engagée dans une politique d’ouverture contrôlée. Et en cela, le voisin turc occupe une position stratégique. « La Syrie s’est retrouvée emboutie dans un axe qui allait du Hamas au Hezbollah à l’Iran, rappelle Peter Harling, de l’International Crisis Group, basé à Damas. Ses marges de manœuvre sur la scène régionale ont été considérablement réduites. Cette relation avec la Turquie, un pays membre de l’Otan, qui entretien des relations complexes mais étroites avec l’Europe, les Etats-Unis, et Israël, permet à la Syrie de rasseoir sa légitimité sur la scène internationale ».

Visite du Premier ministre turc en Syrie

Fortement mis en avant en 2008, le processus de négociations indirectes entre Israël et Damas, par l’intermédiaire de la Turquie, semble désormais gelé. Mais Ankara reste l’un des meilleurs vecteurs de dialogue entre les deux pays. Et la coopération entre la Turquie et la Syrie repose sur bien d’autres domaines désormais. Les deux pays ont conclu des accords économiques et militaires ; ils ont également supprimé l’obligation de visas pour leurs ressortissants. La rencontre de ce mercredi 23 décembre 2009 reposera sur le renforcement de la coopération dans ces différents domaines, dans le cadre du Conseil de coopération stratégique, qui servira pour la première fois de structure de dialogue entre Ankara et Damas.

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