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Iran / France

Affaire Clotilde Reiss : dernière audience

Clotilde Reiss au Tribunal révolutionnaire de Téhéran, le 8 août 2009.
Clotilde Reiss au Tribunal révolutionnaire de Téhéran, le 8 août 2009. Reuters

Clotilde Reiss va-t-elle retrouver les siens avant la fin de l'année ?La justice iranienne doit se prononcer, dans les jours qui viennent, sur le sort de cette jeune universitaire française arrêtée il y a près de six mois et accusée d'espionnage.La lectrice à l'université d'Ispahan, comparait une dernière fois aujourd'hui devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran. 

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Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

C’est donc la dernière audience dans ce procès. Le juge devra prononcer son verdict d’ici une semaine ou une dizaine de jours. Il y a plusieurs scenarios possibles.Tout d’abord, elle peut être relaxée et donc elle pourra quitter le pays rapidement. Elle peut être aussi condamnée à payer une amende. Dans ce cas elle pourra également quitter le pays. Mais dans le cas où elle sera condamnée, cela ne voudra pas dire qu’elle retournera en prison puisque, selon la loi iranienne, il y a toujours possibilité de faire appel, tant que le jugement n’est pas définitif et n’est pas appliqué.

Cela voudra dire que dans ce troisième scenario, où elle sera condamnée à une peine de prison, elle pourra rester à l’ambassade de France, le temps de faire appel et attendre un nouveau jugement et une décision de la cour d’appel.

Ce mercredi 23 décembre, Clotilde Reiss passe pour la dernière fois devant les juges iraniens.

Un jugement qui intervient alors qu’en France la question d’un éventuel échange avec Ali Vakili Rad, l’assassin de l’ancien Premier ministre iranien Chapour Bakhtiar, est au centre des discussions. Une hypothèse écartée par Bernard Kouchner le ministre des Affaires étrangères : « La France ne peut, ne veux intervenir. Nous n’avons pas le droit, il y a une justice française. Dès que les condamnés ont purgé leurs peines, ils sont remis en liberté dans des conditions très précises, lorsque se sont de longues peines et qu’il y a des remises à la fin de ces peines », a-t-il déclaré mardi 22 décembre.

De son côté, Me Sorin Margulis, l’avocat d’Ali Vaklili Rad, nie être au courant d’un éventuel échange. En revanche il confirme la demande de remise en liberté de son client. « Mon client est emprisonné depuis 1991, avec une peine de sûreté de dix-huit ans. En août 2009, j’ai réussi à faire réduire cette période de sûreté. Puis j’ai demandé sa liberté conditionnelle et tout ceci est sans aucun rapport avec ce que j’entends dans la presse», a-t-il annoncé.

Cette demande de liberté conditionnelle a été assortie d’une expulsion du territoire, selon Me Margulis, une décision que le tribunal français d’application des peines devrait prendre fin janvier.
 

 

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