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RD Congo

L’éruption du volcan Nyamulagira suscite l’inquiétude

Le volcan Nyamulagira, situé à 22 km de la ville de Goma dans l'est de la République démocratique du Congo.
Le volcan Nyamulagira, situé à 22 km de la ville de Goma dans l'est de la République démocratique du Congo. gorillacd.org

La lave du volcan Nyamulagira, situé à 22 km de la ville de Goma dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), continuait d'avancer dans la forêt lundi 4 décembre, plus de 48 heures après l'éruption, selon l'Observatoire volcanologique de Goma (OVG).

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Le volcan Nyamulagira, entré en éruption tôt samedi matin ne constituerait pas un « danger » pour la ville de Goma, affirment les autorités notamment le vice-gouverneur Feller Lutaitchirwa. Un avis partagé par les volcanologues de la région qui restent tout de même prudents. Ces derniers observent attentivement la direction de la coulée de lave qui pourrait provoquer de gros risques si elle était au contact du lac Kivu ou d'un de ses affluents. Katcho Karumé directeur de l'Observatoire Volcanologique de Goma, exprime une certaine inquiétude au micro de RFI.

Karume Katcho : Le grand lac Kivu, qui a beaucoup de méthane, ne représente pas trop de danger, mais il y a un petit lac qu’on appelle « les gorges de Kabuno », c’est lui qui a plus de CO2 que de méthane.

Evidemment, la situation n’en est pas encore au stade de la saturation mais beaucoup de chercheurs comme nous sommes en train de penser qu’on n’est pas trop loin de cette situation de saturation. Si la coulée de lave continue et que cela se déverse dans la presqu’île de Kabuno, donc ce petit lac à côté du grand lac Kivu, là cela pourrait entraîner des explosions si on approchait encore la saturation.

RFI : Avec des risques d’intoxication bien sûr ?

KK : Absolument parce que c’est le CO2 qui va sortir, et si le CO2 sort, ça veut dire que l’oxygène va monter. Et si l’oxygène monte, parce que l’oxygène est plus lourd que le CO2 du moins, les gens par manque d’oxygène vont mourir par asphyxie. Si ça arrivait…

RFI : Les risques aujourd’hui sont écartés ?

KK : Pour le moment, c’est écarté, c’est-à-dire qu’il faut attendre que l’on soit autour de 17 jours d’activité soutenue d’émissions de lave.

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