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Anniversaire des indépendances africaines

Sénégal : "Pincez tous vos koras, frappez vos balafons"

Le président Abdoulaye Wade embrasse le drapeau sénégalais le 4 avril 2006, à Dakar, lors du 46ème anniversaire de l'indépendance nationale.
Le président Abdoulaye Wade embrasse le drapeau sénégalais le 4 avril 2006, à Dakar, lors du 46ème anniversaire de l'indépendance nationale. © Sellou/AFP

La dimension poétique de l’hymne du Sénégal s’entend à la seule lecture du texte, traversé par un lyrisme patriotique aussi tonitruant que rempli d’espoir : «Debout frères, voici l’Afrique rassemblée. Fibres de mon cœur vert, épaule contre épaule, mes plus que frères, ô Sénégalais, debout ! Unissons la mer et les sources, unissons la steppe et la forêt. Salut Afrique mère»

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Hymne national

L’auteur de ces alexandrins n’est autre que Léopold Sedar Senghor, monument de la littérature africaine et personnage incontournable de la décolonisation, élu président de son pays à l’indépendance.

Comme les autres professeurs de l’école des arts de Dakar, le tambour major Doudou N’Diaye Rose est sollicité pour ses compétences musicales. La contribution du maître du sabar, dont la réputation deviendra internationale par la suite, se retrouve dans la rythmique de «Pincez tous vos koras, frappez vos balafons». Mais la composition dans son ensemble résulte bien d’une réflexion collective, placée sous la coordination du Français Herbert Pepper.

Premier ethnomusicologue de l’IRD (Institut de recherche pour le développement, ex Orstom), ce violoniste diplômé du conservatoire de Paris en 1941 laissera son empreinte en de nombreux endroits sur le continent : au Gabon où il crée le musée des arts et traditions, au Sénégal où il termine sa carrière comme directeur des archives culturelles, ou encore en République centrafricaine pour avoir été également le compositeur d’un second hymne national, La Renaissance.

HYMNE DU SENEGAL

Pincez tous vos koras, frappez les balafons.
Le lion a rugi.
Le dompteur de la brousse
D'un bond s'est élancé,
Dissipant les ténèbres.
Soleil sur nos terreurs, soleil sur notre espoir.
Debout, frères, voici l'Afrique rassemblée
 

REFRAIN :
Fibres de mon cœur vert.
Épaule contre épaule, mes plus que frères,
O Sénégalais, debout !
Unissons la mer et les sources, unissons la steppe et la forêt !
Salut Afrique mère, salut Afrique mère.
Sénégal toi le fils de l'écume du lion,
Toi surgi de la nuit au galop des chevaux,
Rend-nous, oh ! rends-nous l'honneur de nos ancêtres,
Splendides comme ébène et forts comme le muscle
Nous disons droits - l'épée n'a pas une bavure.

Hymnes nationaux
Une histoire méconnue. © Joe Klamar/AFP

Sénégal, nous faisons nôtre ton grand dessein :
Rassembler les poussins à l'abri des milans
Pour en faire, de l'est à l'ouest, du nord au sud,
Dressé, un même peuple, un peuple sans couture
Mais un peuple tourné vers tous les vents du monde.

Sénégal, comme toi, comme tous nos héros,
Nous serons durs sans haine et des deux bras ouverts.
L'épée, nous la mettrons dans la paix du fourreau,
Car le travail sera notre arme et la parole.
Le Bantou est un frère, et l'Arabe et le Blanc.

Mais que si l'ennemi incendie nos frontières
Nous serons tous dressés et les armes au poing :
Un peuple dans sa foi défiant tous les malheurs,
Les jeunes et les vieux, les hommes et les femmes.
La mort, oui ! Nous disons la mort, mais pas la honte.

 

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