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Tremblement de terre en Haïti

Haïti : Les donateurs promettent 5,3 milliards de dollars pour la reconstruction

Organisée par l’ONU et les États-Unis, avec le gouvernement haïtien, la Conférence internationale des donateurs vers un nouvel avenir pour Haïti est co-présidée par le Brésil, le Canada, l’Espagne, la France et l’Union européenne.
Organisée par l’ONU et les États-Unis, avec le gouvernement haïtien, la Conférence internationale des donateurs vers un nouvel avenir pour Haïti est co-présidée par le Brésil, le Canada, l’Espagne, la France et l’Union européenne. Reuters / Chip East

Deux mois après le séisme du 12 janvier 2010 qui a tué au moins 220 000 personnes et fait quelque 1,3 million de sans-abri, une conférence internationale des donateurs pour Haïti s’est tenue ce mercredi 31 mars à New York au siège de l'ONU avec plus de cent pays et plusieurs organismes internationaux présents. Alors que les organisateurs de cette conférence espéraient recueillir 3,8 milliards de dollars pour les 18 prochains mois - une partie donc des 11,5 milliards de dollars d'aide estimée nécessaire pour reconstruire le pays sur 10 ans, les pays donateurs se sont engagés « à verser 5,3 milliards de dollars sur les deux prochaines années et 9,9 milliards au total pour les trois prochaines années et au-delà », a déclaré Ban Ki-Moon.

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Avec notre correspondant à New York, Philippe Bolopion

Nous ne voulons plus que Haïti vive de la charité.

Bernard Kouchner

L’ONU l’a constaté ces dernières semaines. L’élan de générosité internationale pour Haïti avait tendance à s’essouffler. Pourtant, les besoins restent énormes.

A court terme, il faut préparer la saison des pluies et des ouragans en installant plus de tentes et d’abris dans les camps de réfugiés qui ont aussi besoin de sanitaires, d’eau et d’électricité. Sinon, dans les prochaines semaines, ces camps pourraient bien se transformer en un enfer d’eau et de boue.

Les Haïtiens manquent également toujours de nourriture et de soins. Toutes ces opérations vont coûter près de quatre milliards de dollars au cours des dix prochains mois.

L'éducation est la voie principale pour la reconstruction.

René Préval

Mais il faut déjà penser à reconstruire, et à reconstruire mieux. Pour le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, Haïti a rendez-vous avec l’histoire. L’ONU estime que le pays aura besoin de plus d’un milliard de dollars par an pendant les dix prochaines années.

Il faut ainsi rassurer les pays donateurs qui se méfient d’un Etat haïtien faible et soupçonné de corruption. Des structures de surveillance de l’aide internationale sont mises en place, l’une d’elles coprésidée par l’ancien président américain Bill Clinton. Mais l’ONU affirme qu’il ne faut plus contourner les autorités haïtiennes, mais au contraire, les aider à reprendre les rênes de l’avenir de leur pays.

Il faut un gouvernement pleinement démocratique.

Ban Ki-Moon

Le Programme alimentaire mondial offre du travail et un salaire aux Haïtiens

Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron

Très actif en Haïti avant le séisme, le Programme alimentaire mondial (PAM) a organisé dès les premiers jours qui ont suivi la catastrophe des campagnes massives de distribution de riz. L'objectif de fournir de la nourriture à plus de deux millions de sinistrés étant atteint, le PAM révise son action et lance ce mercredi 31 mars 2010 une campagne de « Cash and food for work ».

« Ce sont des projets qui consistent en des travaux urbains qui vont permettre à la main d’œuvre haïtienne de prendre part dans la relance de la production locale et de l’agriculture, explique Frédérique Pierre, le porte-parole du Programme alimentaire mondial. Les gens qui travailleront dans ces projets seront rémunérés à hauteur de 60% en argent et 40% en rations alimentaires. Cela permettra d’assurer une stabilité sociale et une sécurité alimentaire à long terme pour Haïti ».

Cette campagne devrait s'étendre jusqu'à la fin de l'année 2010. Première expérience d'une telle ampleur pour le Programme alimentaire mondial, elle devrait permettre à 70 000 Haïtiens de travailler et ainsi reprendre un rythme de vie plus stable.

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