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Iran/Turquie/Brésil/Nucléaire

Le Brésil, la Turquie et l'Iran sont parvenus à un accord sur un échange de combustible

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est rendu à Téhéran dimanche soir 16 mai 2010.
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est rendu à Téhéran dimanche soir 16 mai 2010. AFP / Lionel Bonaventure

L'Iran, la Turquie et le Brésil sont parvenus à un accord sur une procédure d'échange de combustible nucléaire, a annoncé dimanche 16 mai le ministre turc des Affaires étrangères. Le président brésilien Lula da Silva s'est entretenu sur la question avec plusieurs dirigeants iraniens en marge d'une visite officielle à Téhéran. Il a été rejoint par le Premier ministre turc qui a décidé de se rendre à Téhéran à la dernière minute. Le Brésil et la Turquie, opposés aux sanctions contre l'Iran et membres du Conseil de sécurité, ont entrepris de convaincre Téhéran de faire des propositions concrètes pour sortir de la crise.

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Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

La visite surprise du Premier ministre turc, qui avait dans un premier temps annulé son voyage à Téhéran, est clairement le signe que les choses bougent dans les négociations nucléaires. « Nous avons eu des contacts au plus haut niveau, nous allons trouver une opportunité pour le lancement du processus d’échange d’uranium iranien », a déclaré Tayyip Erdogan avant son départ pour Téhéran.

Le Premier ministre turc se joint ainsi au président brésilien Lula da Silva qui se trouve à Téhéran pour présenter une solution politique à la crise du nucléaire iranien. L’idée est de faciliter l’échange de l’uranium iranien faiblement enrichi contre du combustible pour le réacteur de recherche de Téhéran.

L’Iran a refusé en novembre dernier une offre des grandes puissances qui ont alors demandé à l’Iran d’envoyer en Russie 6 200 kg de son uranium faiblement enrichi pour recevoir en contrepartie du combustible nucléaire fabriqué par la France. Téhéran a refusé les conditions de ces échanges et a demandé qu’ils soient simultanés et se passent en territoire iranien.

Depuis novembre dernier, c’est le blocage. La Turquie et le Brésil, membres non permanents du Conseil de sécurité et opposés aux sanctions, ont tenté de trouver une solution politique : l’échange de l’uranium contre du combustible pourrait ainsi se faire en Turquie. Dans un tel cas, l’Iran pourrait également échapper à de nouvelles sanctions internationales.

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