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Cinéma

«Marie Heurtin», un film d'espoir

Ariana Rivoire et Isabelle Carré dans Marie Heurtin, de Jean-Pierre Améris.
Ariana Rivoire et Isabelle Carré dans Marie Heurtin, de Jean-Pierre Améris. Concorde Filmverleih GmbH

C’est un film sensible, dans tous les sens du terme, qui sort ce mercredi 12 novembre sur les écrans français : Marie Heurtin, de Jean-Pierre Améris. Marie Heurtin est une adolescente, sourde et aveugle, dans la France du XIXe siècle. Accueillie par des religieuses, elle va peu à peu s'ouvrir au monde. En France, le film sera projeté en version sous-titrée pour les personnes sourdes, une première.

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A dix ans, Marie Heurtin est une enfant sauvage, dont le destin semble tracé : vivre et mourir dans un asile de fous. Ses parents, d'origine modeste, se résignent à la confier à une religieuse têtue, obstinée, de l'institution de Larnay, dans l'ouest de la France.

Sœur Marguerite, incarnée, comme toujours, avec justesse et humanité, par Isabelle Carré, se retrouve face à ce défi : comment apprendre la langue des signes à une aveugle ? Marie, interprétée par Ariana Rivoire, une comédienne sourde non professionnelle, commence par semer le chaos dans la communauté habituée au silence. Elle renverse les tables au réfectoire et éclabousse partout au moment du bain.

Mais après des mois de « calvaire », comme l'écrit sœur Marguerite, Marie finit par composer un signe avec ses mains. Marie s'éveille à elle-même, aux autres, et au monde.

Dans Marie Heurtin, les scènes d'apprentissage sont des actes de foi, face au découragement. Jean-Pierre Améris accorde une grande place aux corps et au sensible, dans cette communauté religieuse. Une institution, Larnay, qui, plus d'un siècle après l'histoire de Marie Heurtin, est toujours une référence pour l'éducation des jeunes sourds et aveugles.

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