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Suisse / Allemagne

Les œuvres d’art controversées de Gurlitt en route vers Berne

Le musée d'art moderne de la ville de Berne, en Suisse.
Le musée d'art moderne de la ville de Berne, en Suisse. REUTERS/Arnd Wiegmann

Le musée des Beaux-Arts de Berne a annoncé, ce lundi matin, qu'il acceptait l'héritage exceptionnel de Cornelius Gurlitt. Ce collectionneur excentrique, décédé à 81 ans en mai dernier, possédait une collection d'une valeur inestimable d'œuvres que les spécialistes pensaient perdues dans le tourment de la Seconde Guerre mondiale.

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Avec notre correspondante à Berlin, Nathalie Versieux

La découverte est exceptionnelle : 1 600 oeuvres d'une valeur inestimable, roulées sur des étagères au milieu de boites de conserve périmées... Des Matisse, des Max Liebermann, de nombreux expressionnistes allemands. La collection appartient à Cornelius Gurlitt, un vieillard excentrique et isolé qui ne vit que de la vente occasionnelle de ses trésors.

Oeuvres spoliées ?

Lui même a hérité de son père, un marchand d'art juif un temps persécuté par les nazis et qui a finalement accepté de collaborer avec le régime hitlérien. Et c'est là que le bât blesse. Nombre de ces oeuvres pourraient avoir été spoliées par les nazis à d'anciens propriétaires juifs, ou cédées à bas prix par des juifs aux abois soucieux de fuir le nazisme.

Cadeau empoisonné ?

La collection a du coup des allures de cadeau empoisonné, avec une belle bataille juridique en perspective et des frais de restauration élevés. Le musée des Beaux-Arts de Berne a accepté l'héritage de Gurlitt. Mais c'est l'Allemagne qui devrait assumer les frais liés aux origines douteuses de la collection. En revanche, le musée suisse dit vouloir travailler avec les autorités allemandes pour procéder à la restitution des oeuvres spoliées.

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