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Culture

Ecouter le monde est un art et il s'enseigne !

Ecouter le monde,  un nouveau projet de création sonore porté par RFI, le Conservatoire Conservatoire de musique Benedetto Marcello, Bruxelles nous appartient et l'E-Jicom de Dakar.
Ecouter le monde, un nouveau projet de création sonore porté par RFI, le Conservatoire Conservatoire de musique Benedetto Marcello, Bruxelles nous appartient et l'E-Jicom de Dakar. Copyright: Vanina Gallo

Du 3 au 7 octobre a lieu à la Maison de l'Europe à Paris, le lancement d'un projet singulier qui place le son des villes du monde au coeur de ses préoccupations : Ecouter le Monde ! Tout un programme ! Autour des partenaires venus de Bruxelles, Dakar et Venise, des experts, des artistes, des documentalistes, des anthropologues et neuropsychologues. L'objectif ? Constituer une plateforme collaborative de cartes postales sonores.

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Tous les intervenants de la semaine de travail ont cela en commun, l'amour de la mélodie du monde. Paroles humaines, paroles errantes, chants des cigales, bruit des vagues, passage du vent dans les arbres : chaque jour nous baignons tous dans une marmite de sons. Il y a ceux qui ne font que passer, il y a ceux qui sont réguliers, qui persistent, ceux qui nous ensorcellent, nous captivent, nous font du bien et ceux qui nous irritent. Ceux auxquels on ne prête plus attention et qui pourraient disparaître.

Une démarche politique

Alors comment répertorier les sons des villes du monde sur une plateforme unique accessible à tous ? Comment partager ce patrimoine unique méconnu ? Pour l'association «Bruxelles nous appartient», la démarche est purement et simplement politique : ce sera l'ensemble des sons collectés qui fera sens et permettra de fabriquer une autre histoire des villes, à côté de l'histoire officielle.

D'autres s'inscrivent dans une volonté de trouver de nouvelles écritures journalistiques où le son trouverait sa place dans l'actualité du monde. « Quand je vais interviewer un paysan dans son champ, j'aime entendre le bruit de la paille, quand je vais dans une usine , j'aime recueillir autant de sons possibles qui rappellent que je suis dans une usine», explique Hamadou Tidiane Sy, directeur de l'école de journalisme de Dakar, l'E-Jicom.

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Hamadou Tidiane Sy, directeur de l'E-Jicom à Dakar

Paolo Zavagna, du Conservatoire de musique Benedetto Marcello, souhaite lui poursuivre sa recherche artistique autour des sons de Venise, l'eau des canaux, des fontaines, les sons des églises, des vaporetti, en multipliant les possibilités d'échange de sons entre Dakar, Paris, Bruxelles pour des installations, des morceaux de musique électro accoustique. L'art aime définitivement les mélanges.

Et pour restituer ces sons le plus fidèlement possible, il faut utiliser ses deux oreilles ! C'est ce qu'explique Xavier Gibert, du Labo RFI pour qui la prise de son binaurale ou la synthèse binaurale offrent une qualité d'écoute optimale pour l'écoute au casque, usage qui s'est considérablement développé avec le boom du smartphone et de la tablette. Ces deux techniques permettent d'écouter le son en 360° et offrent ainsi une expérience extrêmement réaliste.

«Ecouter le monde» est un projet collaboratif, innovant : open data, métadonnées, indexation, géolocalisation... il reste bien des étapes encore avant d'arriver au concert électro-accoustique prévu à Venise et au « Youtube des paysages sonores», mais dans la rumeur de Paris, tous les partenaires ont pris date.

On retrouve un écho de chaque étape chaque semaine dans les émissions de Monica Fantini Ecouter Paris, écouter les villes du monde sur RFI. Avec le soutien du programme Europe Créative de la Commission Européenne.

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