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Cinéma / Burkina Faso

Avec le cinéaste burkinabè Sékou Traoré dans «L’œil du cyclone»

Fargass Assandé dans « L’œil du cyclone » de Sékou Traoré.
Fargass Assandé dans « L’œil du cyclone » de Sékou Traoré. Destiny Films

C’est un film fort qui sort ce mercredi 22 novembre au cinéma en France, en partenariat avec RFI. « L’œil du cyclone » est le premier long métrage de fiction du réalisateur burkinabè Sékou Traoré. Un thriller doublé d'une réflexion sur la justice. En toile de fond, le drame des enfants soldats.

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Dans un pays d'Afrique imaginaire, une jeune avocate est commise d'office pour défendre un chef rebelle qui se fait appeler - excusez du peu – « Hitler Mussolini ». Bien vite, l'avocate va se rendre compte que le chef de guerre est un ex-enfant soldat, à la fois victime et bourreau. Et que sa riche famille à elle n'est pas au-dessus de tout soupçon, en matière de trafics lucratifs.

« Le thème principal est vraiment les enfants soldats, explique le réalisateur Sékou Traoré, sauf qu’ils ne sont pas là par hasard. Donc, il y a une interconnexion entre ces pouvoirs qui ne finissent pas, ces histoires de trafics de diamants... C’est entremêlé. Vous ne pouvez pas traiter l’un sans l’autre. »

« Il y a toujours de l’humanité quelque part »

La force de L’œil du cyclone est de ne jamais juger les personnages. Le chef rebelle garde toujours une once d'humanité. Et de cette humanité naît l'espoir : « Il y a toujours de l’humanité quelque part, se rassure Sékou Traoré. On pense toujours qu’on peut récupérer ces ex-enfants soldats. S’il n’y avait pas d’humanité du tout, si on se disait qu’il n’y a rien à faire pour ces mecs, ce n’était pas la peine de faire ce film. »

Le rebelle et l'avocate, les deux personnages sont incarnés par deux acteurs d'exception, Fargass Assandé et Maïmouna Ndiaye, doublement récompensés au Fespaco, le Festival du cinéma panafricain de Ouagadougou, il y a deux ans.

► Écouter : Sékou Traoré est notre Invité Culture ce mercredi 22 novembre.
► Lire : Sékou Traoré au Fespaco: «À qui profitent les crimes en Afrique?» rfi 2/3/2015.
► Lire : Fespaco: les films burkinabè, la surprise du cinéma africain, rfi 7/3/2015

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