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Photographie

L’œil de Henri Cartier-Bresson sur la Chine (1948-1958)

Gold Rush. En fin de journée, bousculades devant une banque pour acheter de l’or. Dernier jours du Kuomintang, Shanghai, 23 décembre 1948.
Gold Rush. En fin de journée, bousculades devant une banque pour acheter de l’or. Dernier jours du Kuomintang, Shanghai, 23 décembre 1948. © Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

Pour la première fois, la Fondation Henri Cartier-Bresson consacre entièrement son nouvel espace au maître de la photographie dont elle porte le nom. L'exposition « Henri Cartier Bresson. Chine 1948-1949 / 1958 » rend compte des deux grands séjours que le photographe a effectués en Chine et de ces deux moments-clés de l'histoire. Le premier correspond à l'instauration du régime communiste. Et le deuxième aux 10 ans de la Révolution chinoise. Muriel Maalouf.

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Henri Cartier-Bresson a 40 ans quand le magazine américain Life l'envoie en novembre 1948 pour dix jours à Pékin, à la veille de l'arrivée au pouvoir des troupes maoïstes. Il restera dix mois. Et des centaines d'images loin de l'évènementiel.

Le photographe témoigne des changements sociétaux. L'humain est déjà au cœur de son image. Dans l'exposition, on est entouré de regards, d'êtres vibrants tant le talent du photographe à capter la vie est grand : des hommes installés dans une taverne, des enfants émerveillés regardant des pinceaux dans la vitrine d'un antiquaire ou ce simple d'esprit aux abords de la Cité interdite.

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Des photos qui marquent le début d'une grande carrière et la naissance du style Cartier-Bresson : une poésie du quotidien, parfois étrange, distancié.

La Chine ne le quitte pas de sitôt. Il y retourne dix ans plus tard, en 1958. Et malgré un voyage encadré par un guide qui le conduit de barrages en villages modèles pour lui montrer les résultats de la Révolution, il réussit à montrer l'exploitation du labeur humain et l'emprise des milices. Un reportage qui lui vaut une nouvelle fois un succès international.

► Henri Cartier Bresson. Chine 1948-1949 / 1958, exposition à la Fondation Henri Cartier Bresson, jusqu’au 2 février 2020

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