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Banque mondiale

Banque mondiale : la succession de Robert Zoellick est ouverte

Robert Zoellick, au Forum économique mondial de Davos, le 28 janvier 2012.
Robert Zoellick, au Forum économique mondial de Davos, le 28 janvier 2012. REUTERS/Christian Hartmann

Le processus de succession est ouvert à la tête de la Banque mondiale, avec l'annonce du départ fin juin de Robert Zoellick, et devrait se jouer une fois de plus exclusivement entre Américains. Au grand dam des pays émergents.

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Le président de la Banque mondiale Robert Zoellick a annoncé, mercredi 15 février 2012, qu'il allait quitter ses fonctions à la fin de son mandat le 30 juin. « Il est temps pour moi de passer à autre chose et de soutenir une nouvelle direction », a expliqué Robert Zoellick. Partisan du libre-échange, cet ancien du gouvernement de George W. Bush et de la banque d’affaires Goldman Sachs a pris ses fonctions en juillet 2007. Il a succédé à Paul Wolfowitz, qui avait démissionné après un scandale concernant l’avancement de sa compagne au sein de la Banque mondiale.

Sous son mandat, marqué par une crise économique planétaire, l'ampleur des engagements financiers de la Banque mondiale a considérablement augmenté. Robert Zoellick a poussé en faveur de deux directions qui lui sont chères: la promotion des droits des femmes et l’aide au développement. La Banque mondiale a ainsi fourni plus de 247 milliards de dollars aux pays en voie de développement pour stimuler leur croissance et lutter contre la pauvreté.

Il a également contribué à faire avancer la réforme des structures de gouvernance au sein de l’institution, faisant de la place aux pays émergents dans les organes de décision. En 2008, l’économiste chinois Justin Lin Yifu est ainsi devenu le premier économiste en chef de la Banque mondiale issu d’un pays en développement.

Geithner, Summers, Bloomberg

Robert Zoellick a été le onzième Américain à occuper ce poste depuis la création de la Banque en 1946. Et il est probable qu’un ou qu’une compatriote lui succède. Un accord informel, depuis la création il y a 60 ans des deux institutions financières internationales, veut en effet que le Fonds monétaire international soit présidé par un Européen et la Banque mondiale par un Américain.

Quelques heures après l’annonce, les Etats-Unis ont indiqué qu’ils présenteraient un candidat dans les semaines qui viennent. Parmi les noms qui circulent à Washington comme successeurs possibles de Robert Zoellick, celui du Timothy Geithner, le secrétaire au Trésor, de Larry Summers, l’ancien conseiller économique de Barack Obama, du maire de New York, Michael Bloomberg et enfin de la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton. D’ores et déjà la chef de la diplomatie américaine a fait savoir, par le biais de sa porte-parole, qu’elle n’était pas intéressée.

Un successeur choisi au « mérite »

Mais depuis quelques années, ce partage de pouvoirs à la tête établis entre les Etats-Unis (pour la Banque mondiale) et l’Europe (pour le FMI), fait face à une vague de mécontentement grandissante de plusieurs pays émergents dont la Chine, l’Inde et le Brésil. Le G24 qui regroupe les principaux pays en développement, a répété ses réserves sur ce mode de désignation qui exclut une bonne partie du monde. Il demande notamment une liste de candidatures plus ouverte, sur le modèle des Nations unies, où l’ensemble des membres élisent leur directeur général.

Le Brésil a été le premier, mercredi, à soulever la question. « Notre objectif est que les pays émergents aient les mêmes possibilités d’arriver à la direction de ces organismes internationaux », a indiqué le ministre brésilien des Finances Guido Mantega. La Chine a renchéri, ce jeudi 16 février 2012, en appelant à choisir « un candidat au mérite ». L’Inde, le client le plus important de la Banque, est également sur les rangs. Mais comme lors de la désignation du successeur de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, les pays émergents vont avoir du mal à s'unir autour d'un seul nom. En raison de leurs divisions internes, ils n’avaient pas présenté de candidature commune et la Chine s’était finalement ralliée à celle de la Française Christine Lagarde.

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