Accéder au contenu principal
Turquie / Economie

Incertitudes en Turquie: coup de pouce du gouvernement à la livre

La Turquie est déstabilisée par la guerre dans les pays voisins, la relance du conflit avec les Kurdes et son instabilité politique. Des législatives anticipées sont annoncées. Le 1er ministre, Ahmed Davutoglu (G) a échoué à former un gouvernement le 13/8.
La Turquie est déstabilisée par la guerre dans les pays voisins, la relance du conflit avec les Kurdes et son instabilité politique. Des législatives anticipées sont annoncées. Le 1er ministre, Ahmed Davutoglu (G) a échoué à former un gouvernement le 13/8. REUTERS/Halil Sagirkaya

La Turquie vient au secours de sa monnaie, en chute libre après l'échec des négociations pour former un gouvernement de coalition à Ankara. On se dirige vers des élections anticipées, faute d'accord avant le 23 août.

Publicité

La Banque centrale à Ankara est intervenue en urgence vendredi pour soutenir la monnaie turque, en abaissant le rendement des placements en dollar. La veille, la Bourse d'Istanbul avait perdu 1,39% et la monnaie turque, la livre, dévissé d'environ 1,5%. Les investisseurs boudent la monnaie locale, inquiets du contexte politique et militaire en Turquie et chez ses voisins : la Bourse d'Istanbul a perdu près de 20% depuis le début de l'année.

Une livre turque en chute et des entreprises n'arrivent plus à financer leur activité surtout si elles doivent importer des matières premières en dollar. « Nous n’avons pas de pétrole en Turquie : la Turquie est dépendante des importations de matières premières, explique Iyigun Seltem, économiste chez Coface. A peu près 60% des importations turques sont payées en devise américaine [dollar]. Quand il y a une dépréciation de la livre turque, les coûts de production augmentent, surtout dans les secteurs dépendant des importations comme les secteurs de la métallurgie, du textile ou encore de la construction ».

La Turquie pourrait ne pas atteindre les 4 % de croissance promis par le gouvernement, d'autant qu'elle a perdu depuis le début de l'année un quart de la fréquentation des touristes russes et français. Le tourisme est un secteur clé pour l'économie turque or les revenus touristiques du pays ont chuté de près de 9% durant les six premiers mois de 2015, passant à 12,5 mds de dollars contre 13,7 mds pour la même période de l'année précédente, selon des chiffres officiels.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.