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Grèce

Grèce: l'UE et du FMI à Athènes pour évaluer les réformes

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a défendu vendredi devant les députés le dernier accord en date sur un plan d'aide conclu avec l'Eurogroupe parlant «de compromis honorable», le 24 février 2017.
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a défendu vendredi devant les députés le dernier accord en date sur un plan d'aide conclu avec l'Eurogroupe parlant «de compromis honorable», le 24 février 2017. REUTERS/Alkis Konstantinidis

Les représentants des créanciers de la Grèce, UE et FMI, font leur retour cette semaine à Athènes après des semaines de gel des négociations. C'est le prélude au versement d'une nouvelle tranche d'aide dont la Grèce à un besoin urgent. 

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Après l'accord intervenu lundi dernier lors de la réunion des ministres de l'Economie de la zone euro, la poursuite du programme d'aide à la Grèce devrait enfin être décidée, d'ici la fin mars. Le rapport des représentants de l'Union européenne et du FMI sera donc déterminant.

Le gouvernement grec s'est engagé envers ses créanciers à faire voter des mesures supplémentaires de redressement engageant dès à présent le pays pour 2019, après la fin du programme actuel d'aide financière qui court jusqu'en août 2018. Mais la Grèce veut aussi préparer la sortie de l'austérité et un plan national de renforcement de la croissance sera également présenté cette semaine à l'Union européenne et au FMI.

Ce plan de relance prévoit le développement de l'agriculture de qualité, de l'énergie, des transports, du tourisme et de l'innovation. Avec ces mesures qui ont pour but de changer son modèle de production obsolète la Grèce espère une réduction de dix points du taux de chômage d'ici à 2020. Actuellement, c'est le taux le plus élevé de la zone euro à 23% de la population active.

Pas question d'un allègement de la dette grecque, souligne Berlin

Le gouverneur de la Banque de Grèce, Yannis Stournaras, a pressé vendredi Athènes et ses créanciers de conclure un accord sur la poursuite du programme de redressement du pays pour ne pas entraver le retour à la croissance. Il a mis en garde contre les risques liés à un environnement « d'instabilité », au vu de la série électorale en Europe et de l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis.

Le FMI plaide pour l'octroi à Athènes d'un allègement important du fardeau de sa dette, mais l'Allemagne s'oppose à un tel geste en tant que premier contributeur financier au Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de soutien de la zone euro. La Grèce ne doit pas bénéficier d'un renflouement qui impliquerait que ses créanciers acceptent de subir des pertes, a déclaré Jens Spahn, ministre délégué allemand aux Finances, dans un entretien à la radio Deutschlandfunk diffusé ce dimanche, réaffirmant la position ferme de Berlin sur ce dossier.

→(Re)écouter : Grèce: autopsie d’une crise

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