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Economie

Une bulle spéculative menace-t-elle les marchés financiers?

La Bourse de New York.
La Bourse de New York. REUTERS/Brendan McDermid

Les banquiers centraux se réunissent ce jeudi 24 août à Jackson Hole aux Etats-Unis pour débattre de la situation économique actuelle. Une situation qui inquiète certains analystes. Car depuis que les banques se sont spécialisées dans les rachats d'obligations d'Etat après la crise, les investisseurs se sont massivement tournés vers le marché des actions, plus rentable actuellement. Or les valorisations boursières aux Etats-Unis atteignent des niveaux record, pas vu depuis 1929 et 2000. Certains craignent l'émergence d'une bulle spéculative.

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Le ratio Shiller est au plus haut depuis 2008. Ce ratio correspond à la valorisation boursière divisée par les bénéfices des entreprises. Il dépasse aujourd'hui les trente points. Un seuil atteint deux fois : en 1929, année noire, et en 2000 quand la bulle internet a explosé. Cet état de fait, ajouté aux nombreuses incertitudes qui pointent, fait craindre un effet de correction, voire une chute des cours boursiers.

« Si Donald Trump n'arrive pas à mettre en place cette réforme fiscale qui passe par une baisse de la taxation des entreprises, estime Christophe Barraud, chef économiste chez Market Securities, vous allez avoir une correction des marchés. Si vous avez des tensions sur le plan géopolitique, là pareil, c'est assez compliqué d'anticiper les mouvements de la Corée du Nord ou la contre-réaction des Chinois ou des Russes, etc. Donc, ce paramètre-là n’est peut-être pas assez pris en compte dans les valorisations, les gens sont quand même un petit peu optimistes. »

Cet optimisme, d'autres diraient insouciance, est aussi sans doute porté par une conjoncture économique assez favorable. « Si vous prenez les résultats des entreprises américaines, on est sur une dynamique qui tend à s'améliorer récemment. Ensuite, la croissance mondiale est révisée chaque trimestre à la hausse. Cela permet aux investisseurs de se dire "peut-être que c'est un peu cher, mais on est dans un climat positif qui va continuer" », analyse Christophe Barraud.

Pour l'économiste, pas question de parler de bulle, mais d'une surévaluation. Le risque de correction est de 5 à 10% environ. Très loin du niveau de correction pendant la crise de la bulle internet en 2000. Le NASDAQ avait perdu 50% de sa valeur.

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