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Défense

Sept pays de l'Otan à Londres pour évoquer les déboires de l'A400M

L'avion de transport militaire A400M.
L'avion de transport militaire A400M. REUTERS/Pascal Rossignol

L'avenir de l'A400M va-t-il se jouer ce lundi à Londres ? Alors que le cargo militaire d'Airbus a accumulé les retards et les difficultés techniques depuis son lancement, au début de la décennie, sept pays de l'Otan, principaux clients de l'appareil, se retrouvent dans la capitale britanique pour discuter des suites à donner au programme.

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Pour Airbus, l'A400M n'est pas une bonne affaire. Le groupe européen avait annoncé l'an dernier une nouvelle charge d'1,2 milliards d'euros sur le programme. Airbus envisage maintenant une baisse des cadences de production, en espérant dans quelques années de nouvelles commandes à l'exportation. Le 15 février prochain, Airbus dévoilera ses résultats pour l'année écoulée.

L'A400M pèse lourd sur les comptes d'Airbus, mais les armées des pays européens ont besoin de cet avion. Les capacités européennes en matière de transport aérien militaire sont aujourd'hui jugées insuffisantes y compris par les alliés américains au sein de l'Otan.

L'armée française déployée en permanence en Afrique utilise aujourd'hui moins d'une quinzaine d'A400M sur les 50 commandés. En principe, la production devait s'accélérer dans les trois prochaines années, avec plus d'une cinquantaine de machines à fabriquer. Mais Airbus préférerait « lisser » la production et faire durer la chaine de montage plus longtemps. Mais pour cela, il faudra se mettre d'accord avec les armées de l'air des pays concernés. Et les clients, eux, ne sont pas satisfaits d'Airbus car l'A400M a connu d'importantes difficultés de mise au point et n'est pas capable de remplir toutes les missions auquel il était destiné.

Dès 2011, certains pays ont décidé de suspendre une partie des paiements et réclament des pénalités de retard. L'Allemagne, le plus gros client de l'avion, ne fait pas de cadeaux à Airbus, et laisse planer le doute sur le maintien d'une  commande totale de 53 machines. La Grande-Bretagne, plus prudente, avait dès le début commandé moins d'A400M, ayant préféré se doter de cargos de fabrication américaine (C17 et C130J).

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