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France / Japon

Le gouvernement français lâche Carlos Ghosn

«Nous avons besoin d'une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault», a affirmé le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire sur LCI, le 16 janvier 2019.
«Nous avons besoin d'une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault», a affirmé le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire sur LCI, le 16 janvier 2019. Thomas SAMSON / AFP

Alors que les révélations s'accumulent sur ses pratiques financières et des largesses accordées à ses proches, Carlos Ghosn est maintenant lâché par le gouvernement français. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire demande la désignation d'un successeur à la tête de Renault.

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C'est le coup de grâce pour Carlos Carlos. Pourtant, depuis le début de l'affaire, l'Etat français, premier actionnaire de Renault, ne variait pas d'un pouce. Les ministres se succédaient pour rappeler systématiquement que quelles que fussent les charges au Japon, Carlos Ghosn devait bénéficier de la présomption d'innocence. Pas question donc de lui retirer le fauteuil de PDG de la marque au losange. D'autant qu'aucune infraction en France n'est avérée. Un binôme avait simplement été nommé pour assurer l'intérim.

Mais l'absence du patron risque de se prolonger. L'ancien patron de l'alliance automobile Renault-Nissan est triplement inculpé au Japon et maintenu en détention jusqu'à nouvel ordre. Sans remettre en cause l'alliance avec les Japonais, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire réclame de passer à une nouvelle étape. « Nous avons besoin d'une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault », a-t-il déclaré ce mercredi sur LCI.

« Ce que l’Etat - comme actionnaire de référence - souhaite, c’est d’abord la convocation du conseil d’administration de Renault dans les prochains jours, explique le ministre. La deuxième chose que nous souhaitons, c’est que ce conseil d’administration désigne une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault (...) Il faut passer à cette nouvelle étape, parce que ce qui est essentiel, ce sont les centaines de milliers de salariés et d’ouvriers qui, aujourd’hui, disent : "Bon, on voit bien que la procédure dure, qu’il y a cet empêchement durable, eh bien il faut que nous ayons la garantie qu’il y a, aux manettes de Renault, une gouvernance qui est pérenne." »

Un conseil d'administration sera convoqué dans les prochains jours, sans doute dimanche, avec la mission de désigner le successeur. Le nom qui revient le plus souvent est celui de Jean-Dominique Sénard, patron du fabricant de pneumatiques Michelin. Pendant ce temps à Tokyo, plusieurs émissaires du gouvernement français multiplient les rendez-vous, y compris avec le président de Nissan, l'homme qui a précipité la chute apparemment définitive de Carlos Ghosn.

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