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France / Suisse

Jugement UBS: la banque suisse lourdement condamnée mais pas coulée

UBS est le numéro 1 de la banque privée, ce qui implique des devoirs, a estimé un des représentants du ministère public français au procès.
UBS est le numéro 1 de la banque privée, ce qui implique des devoirs, a estimé un des représentants du ministère public français au procès. REUTERS/Arnd Wiegmann

La note est salée pour UBS. La plus grosse banque suisse écope d'une amende 3,7 milliards d'euros pour avoir aidé des contribuables français à échapper au fisc. C'est tout simplement la plus grosse amende jamais infligée par la justice française. Un jugement pour l'exemple peut-être, plus de dix ans après la crise financière.

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Avec notre correspondant à Genève,  Jérémie Lanche

UBS peut encore faire appel du jugement. Mais même en Suisse, on ne se fait guère d'illusion sur le dénouement. Au moment du procès, le quotidien Le Temps s'interrogeait sur la stratégie de la banque qui dément avoir enfreint les limites de la légalité. Les Suisses doivent-ils être solidaires, se demandait un éditorialiste, des errements passés de la plus grande banque du pays ?

Car les choses ont bien changé depuis 2008. Un temps placée sur la liste des paradis fiscaux de l'OCDE, la Suisse a montré patte blanche. Le secret bancaire n'y existe quasiment plus. Sauf pour les ressortissants suisses qui ont un compte dans le pays.

L'échange automatique de renseignements est maintenant la norme. La Suisse a déjà transmis des informations sur 2 millions de comptes à ses partenaires. Mais la fin du secret bancaire ne veut pas dire la fin de la place financière suisse. Les placements en provenance des pays du Golfe ont par exemple augmenté ces dernières années.

Ecouter aussi : Fraude fiscale: UBS condamnée à une amende record

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