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France

Projet de fusion FCA-Renault: le point de vue des salariés et des syndicats

L'entrée principale de l'usine Renault de Flins, le 11 septembre 2008.
L'entrée principale de l'usine Renault de Flins, le 11 septembre 2008. AFP / Franck Fife

La direction de Renault devrait bientôt se prononcer sur la proposition de Fiat Chrysler Automobile de fusionner pour créer le numéro 3 mondial de l'automobile. Des points cruciaux sont encore en suspens. Le conseil d'administration du constructeur français se réunit ce mardi pour décider d'ouvrir ou non des négociations exclusives avec FCA. Mais que pensent ouvriers et syndicats de ce projet de fusion ? Reportage devant l'usine de Flins, en région parisienne.

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Le conseil d'administration de Renault se réunit ce mardi pour répondre à l'ordre de fusion de Fiat Chrysler. Pour Gilles Maestro, du syndicat Force ouvrière à l'usine de Flins, le mariage pourrait être positif, mais c'est surtout Fiat qui a besoin de Renault, plutôt que l'inverse.

« Cela arrive à un moment un peu spécial où l’on a la tension dans l’alliance Renault-Nissan, donc c’est sûrement pas un hasard si Fiat fait une proposition maintenant à Renault.  Est-ce que c’est intéressant pour Fiat-Chrysler, évidemment, parce qu’on sait que tous les constructeurs vont devoir être présents sur le véhicule électrique, et je crois bien qu’ils n’en ont pas pour l’instant. Pour Renault, je ne sais pas ce que ça peut leur apporter, un réseau peut-être sur le continent nord-américain, mais j’en suis pas sûr. Je pense quand même que c’est positif pour le groupe parce que finalement à chaque fois qu’on se regroupe, on arrive à rendre conjoints les achats, et donc on arrive à faire baisser les prix. Il y a des économies d’échelle à faire. Après, à notre échelle, nous les ouvriers qui travaillons dans une usine, notre inquiétude est différente, plus locale. Est-ce qu’il peut y avoir des sites en trop, je ne sais pas si les sites de fabrication de Fiat sont compétitifs, est-ce qu’un véhicule fabriqué dans leur usine coûte plus cher ou moins cher qu’à faire ici. C’est plus eux qui ont besoin de nous que l’inverse. »

Ça peut être bénéfique que pour les deux, mais il ne faut pas non plus que ce soit au détriment des ouvriers

En France les syndicats sont partagés, mais qu'en pensent les syndicats italiens ?   Roberto Di Maulo, secrétaire général du syndicat Fismic-Confsal est  pour sa part plutôt enthousiaste.

« Le fait d'avoir un grand groupe européen permet d'un point de vue industriel de réfléchir à une échelle avantageuse. Par exemple sur les achats, ou à la mise au point des nouvelles technologies. Des emplois, il en disparaîtra,  parce qu'avec les nouvelles technologies, l'organisation du travail change et malheureusement la tendance est inéluctable. Une tendance que l'on peut contrer seulement en augmentant le volume de vente. »

Un enthousiasme que ne partage pas complètement Michele De Palma, secrétaire national du syndicat FIOM-CIGL en charge du secteur automobile, qui se montre plus réservé.

« La première chose, c'est que la direction de FCA doit rencontrer les syndicats pour expliquer les objectifs de ce projet. Nous ne sommes pas contre a priori, mais on veut en savoir plus pour comprendre quels seraient les effets positifs pour les travailleurs des usines italiennes, mais on ne veut pas que ce soit en opposition avec les sites Renault. Notre objectif, c'est que tous les travailleurs y gagnent en préservant les emplois. En Europe en 2019, il n'est pas acceptable de créer de la valeur pour les actionnaires et pas pour les ouvriers qui font les produits. »

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