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Défense

Paris, Berlin et Madrid signent le SCAF et dévoilent l'avion de combat du futur

La maquette du futur avion de combat européen présentée au Salon du Bourget, le 17 juin 2019.
La maquette du futur avion de combat européen présentée au Salon du Bourget, le 17 juin 2019. REUTERS/Benoit Tessier

La maquette d’un futur avion de combat européen a été dévoilée ce lundi 17 juin à l'ouverture du 53e Salon du Bourget, en présence d’Emmanuel Macron et des ministres de la Défense français, allemand et espagnol.

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Dix-huit mètres de long, 14 d'envergure, une allure futuriste et des formes empruntées aux avions furtifs déjà existants : voilà ce à quoi pourrait ressembler le futur avion de combat européen. Sa maquette a été présentée ce lundi à l'ouverture du Salon du Bourget, près de Paris. Ce n'est qu'un concept à ce stade, précise-t-on chez le constructeur Dassault, l'affichage d'une volonté et d'une ambition politiques autour d'une maquette.

La maquette d’un futur avion de combat européen a été dévoilée - Reportage

Ce prototype est au cœur du « système de combat aérien du futur » (SCAF). Initié en 2017, il est conçu comme un système associant avion de combat de nouvelle génération, drones, futurs missiles de croisière et drones évoluant en essaim. Il sera connecté à des avions, des satellites, des systèmes de l'Otan et des systèmes de combat terrestre et naval. « Pour cela, on aura besoin d'intelligence artificielle pour que le pilote puisse commander toute cette flotte », remarque Bruno Fichefeu, directeur du programme SCAF chez Airbus.

Cette présentation s'est accompagnée de la signature par la France, l'Allemagne et l'Espagne d'un accord-cadre destiné à structurer les relations des trois pays autour de ce projet. Un projet qui marque une étape importante dans la voie tortueuse menant à une défense européenne, idée chère à Emmanuel Macron, mais susceptible de contrarier les États-Unis et leur désir d'écouler en Europe leurs produits militaires.

Les industriels se sont lancés avec beaucoup d’enthousiasme dans ce projet. Et ce projet a pu avancer aussi parce que les décideurs politiques l’ont soutenu, l’ont accompagné, et il y a donc eu ce matin la signature de cet accord politique, cet accord-cadre entre la France et l’Allemagne, auxquelles s’est joint l’Espagne et qui est un engagement irréversible de la part de ces trois nations. Ce qui est important, c’est d’être autonome à l’échelle européenne. Or aujourd’hui, ce que je constate, c’est que la plupart des pays européens continuent d’avoir une véritable préférence vis-à-vis des États-Unis. Et donc, il me semble qu’il est préférable d’investir et de construire comme l’Union européenne s’apprête à le faire en faveur d’une base industrielle de défense européenne. Et l’Europe est la bonne échelle pour pouvoir réaliser ce type de programme.

Pour Florence Parly le programme SCAF est désormais «irréversible»

Pour l’heure, ce programme attend surtout des financements afin de lancer les travaux d'études. Prés de 150 millions d’euros pourraient être débloqués d’ici la fin de l’année. Les coûts de développement sur l'ensemble du programme donnent le tournis : plusieurs dizaines de milliards d'euros sur des décennies. Un premier appareil expérimental pourrait voler à l'horizon 2025.

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