Accéder au contenu principal
France

Droit voisin : Google refuse de payer

A Google sign is seen during the WAIC (World Artificial Intelligence Conference) in Shanghai, China, September 17, 2018.
A Google sign is seen during the WAIC (World Artificial Intelligence Conference) in Shanghai, China, September 17, 2018. ©REUTERS/Aly Song/File Photo

Google ne veut pas payer de droit voisin aux éditeurs de presse en France, comme le prévoit la loi. Et pour cela le géant américain du numérique va changer l’affichage de ses services, et notamment Google Actualités.

Publicité

Droit d’auteur, droit voisin… mais de quoi s’agit-il exactement ? Droit voisin désigne le fait que les géants de l’internet paient les contenus mis à disposition gratuitement. Le droit voisin a été créé pour la presse par la directive sur le droit d’auteur et adoptée le 26 mars dernier. Au profit des éditeurs de l’audiovisuel et éditeurs de presse.

Cette loi qui doit entrer en vigueur dans les prochaines semaines vise à faire rémunérer la reprise de leurs contenus sur les sites. Objectif : compenser la perte des recettes publicitaires traditionnelles. Un texte qui a fait l’objet de difficiles négociations. Les géants du numérique, les GAFA se sont opposés aux entreprises de presse et aux éditeurs de musique, de cinéma.

Une question de principe pour Google

À partir de fin octobre, cette directive du droit d’auteur va être transposée en droit français. Google a prévenu qu’il ne paiera pas les éditeurs de presse référencés sur son moteur de recherche.

Et pour cela, le géant du Net va changer les règles d’affichage de Google Actualités. Désormais, le site n’affichera plus d’extraits d’articles et de photos. Mais uniquement les titres et les liens. Sauf si les éditeurs donnent leur autorisation.

Pour Google, c’est une question de principe, comme l’a expliqué son vice-président chargé des médias Richard Gingras: « Nous n’avons pas l’intention de payer une licence pour la reprise d’un extrait d’un contenu ».

Le marché de la publicité

Ce coup de force a fait réagir le ministre français de la Culture. Pour Frank Riester, la position de Google est « inadmissible ». Même réaction du côté des éditeurs français, pour qui les GAFA sont en train de tuer la presse.

Car l’instauration d’un droit voisin doit permettre de récupérer des recettes publicitaires. Depuis dix ans, on assiste à un basculement de la publicité. Un seul exemple, le téléphone mobile, qui est aujourd’hui le support le plus utilisé pour se connecter sur internet. Seuls 10% des revenus publicitaires vont aux médias, 90% vont à Google et Facebook.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.