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Koweït / Qatar

Le Koweït signe un accord pour importer du gaz du Qatar

Le ministre koweïtien du pétrole, Khaled al-Fadel et  le ministre d'État du Qatar pour les affaires énergétiques, Saad al-Kaabi, après avoir signé l'accord pour importer du gaz du Qatar, le 5 janvier 2010.
Le ministre koweïtien du pétrole, Khaled al-Fadel et le ministre d'État du Qatar pour les affaires énergétiques, Saad al-Kaabi, après avoir signé l'accord pour importer du gaz du Qatar, le 5 janvier 2010. REUTERS/Ahmed Hagagy

L'entreprise publique Kuwait Petroleum Corp a signé ce dimanche un contrat avec Qatar Petroleum pour l'achat de trois millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an

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Un accord de long terme. Il s'étend sur 15 ans et prendra effet à partir de 2022, lorsque le nouveau terminal de réception de GNL de 3 milliards de dollars au port d'Al-Zour, au sud du Koweït, deviendra opérationnel, selon un communiqué publié par les deux parties.

« L'État du Koweït s'engage sur une voie ambitieuse de croissance économique, qui nécessite des sources d'énergie plus propres telles que le gaz naturel qui contribueront à réduire les émissions (de CO2) et à améliorer la qualité de l'air », a déclaré le ministre koweïtien du Pétrole, Khaled al-Fadel.

Le Koweït, producteur clé de l'Opep, qui pompe quelque 2,7 millions de barils de pétrole brut par jour, utilise les importations de gaz naturel pour la production d'électricité et l'industrie pétrochimique.

« Cet accord prolonge la relation de longue date du Qatar avec le Koweït en matière d'approvisionnement en GNL jusque dans les années 2030 », a déclaré le ministre d'État du Qatar pour les affaires énergétiques, Saad al-Kaabi, après avoir signé l'accord.

Le Koweït c’est un pays qui a besoin de plus de gaz naturel pour répondre à des besoins notamment industriels : production d’électricité, production d’eau potable par le dessalement de l’eau de mer, industrie pétrochimique. De plus le gaz naturel présente l’avantage par rapport aux autres combustibles fossiles d’être moins gênant en termes d’environnement. Le Koweït est proche du Qatar, il a de bonnes relations avec le Qatar et le Qatar est le plus gros exportateur mondial de GNL et il a des capacités disponibles. Le Koweït est tellement proche de l’Arabie saoudite mais le Koweït a traditionnellement au sein du Conseil de coopération du Golfe toujours gardé une certaine autonomie par rapport à la puissance saoudienne, car l’Arabie saoudite est très hostile vis-à-vis du Qatar et voudrait évidemment que les autres pays arabes ne commercent pas avec le Qatar. Mais le Koweït ne l’entend pas de cette oreille et ce depuis des années.

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Comment va transiter le gaz ?

Un contrat qui n'est pas une surprise, il se négociait depuis longtemps malgré la crise diplomatique entre le Qatar et notamment l'Arabie saoudite, alliée du Koweït. L'Arabie saoudite sépare physiquement le Qatar et le Koweit : alors comment va transiter le gaz ? 

« L'Arabie saoudite avait fait échec à un projet gazier du Qatar qui consistait à exporter du gaz vers le Koweït à travers un gazoduc qui devait passer par les eaux sous juridiction saoudienne et ce projet avait dût être abandonné », explique Francis Perrin, chercheur associé au Policy Center of New South à Rabat et directeur de recherches à l'Iris à Paris.

« Le Koweït et le Qatar ont donc décidé de passer à l'autre option, c'est-à-dire l'importation par le Koweït de GNL, de gaz naturel liquéfié du Qatar. Parce que là c'est un gaz qui est transporté par bateau, on a plus de marche de manoeuvre. Le golfe arabo-persique, ce sont des eaux internationales. Il y a une partie de cette zone maritime qui est sous la juridiction des États riverains. Mais nous parlons quand même d'une zone maritime qui n'est pas uniquement divisée en zones nationales, il y a une partie qui est dans les eaux internationales. Parce que si l'un de ces pays pouvait les exportations par bateau, bien sûr ce serait un problème pour l'économie mondiale dans son ensemble. Depuis déjà quelques années  importe déjà du GNL du Qatar, mais il veut en importer plus », ajoute Francis Perrin.

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