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France

Retraites: des manifestants déterminés, malgré une participation en baisse

250.000 personnes ont manifesté ce jeudi 16 janvier à Paris, selon la CGT. 23.000, selon le ministère de l'Intérieur.
250.000 personnes ont manifesté ce jeudi 16 janvier à Paris, selon la CGT. 23.000, selon le ministère de l'Intérieur. REUTERS/Benoit Tessier

A l'appel de l’intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU, CFE-CGC et trois organisations de jeunesse), les opposants à la réforme des retraites ont de nouveau manifesté ce jeudi 16 janvier en France.

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Pour la sixième fois depuis le 5 décembre, les opposants à la réforme des retraites ont de nouveau défilé dans toute la France. Il s'agissait en grande partie d'enseignants, mais il y avait aussi des avocats en robe, des cheminots, des égoutiers, des salariés du privé, des agents de la RATP ou encore des étudiants et des lycéens.

Selon les chiffres de la CGT, ils étaient 250 000 à battre le pavé entre la gare Montparnasse et la place d'Italie, à Paris, loin des 370 000 de jeudi dernier. Le ministère de l'Intérieur a quant à lui recensé 187 000 manifestants à travers la France, dont 23 000 à Paris.

Mais en tête du cortège, les leaders syndicaux l'ont assuré : la détermination est toujours aussi grande. Pour le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, la mobilisation ne faiblit pas, car elle prend d’autres formes. « Il y a tous les jours des actions dans tout le pays. Il y a beaucoup de grévistes dans l'énergie, beaucoup de grèves dans les entreprises, des reconductibles », fait-il valoir.

Au milieu du cortège, Emma, enseignante dans un collège à Saint-Denis, en banlieue parisienne, est venue manifester avec ses collègues. Pas question pour elle d’abandonner maintenant, affirme-t-elle au micro de notre journaliste Altin Azaj : « On n'a pas fait un mois de grève pour s'arrêter tout de suite. Il faut retirer cette réforme, remettre tout à plat. On n'en peut plus des réformes, des contre-réformes, des programmes qui changent, des salaires misérables et maintenant la retraite. Stop ! »

« On ne lâchera rien »

À la cité scolaire internationale Honoré-de-Balzac, au nord de Paris, le piquet de grève a été installé tôt ce jeudi matin. A grand renfort de poubelles, ils ont bloqué l'entrée de cet établissement qui a compté jusqu'à 90 % d'enseignants grévistes pendant les mobilisations de décembre. « Mes deux parents étaient profs. Ma mère touche 2 600 euros à la retraite, moi je vais gagner 1 600 euros, pour la même carrière », témoigne une professeure d'anglais auprès de notre journaliste Pauline Josse.

« On ne lâchera rien », promettent-ils, ils font ça pour l'avenir et les « gamins ». Aux côtés des enseignants, les élèves sont également mobilisés. Car selon Félix, l'enjeu de ce mouvement dépasse largement la question des retraites. Il énumère la réforme du bac « inadmissible », le comportement du gouvernement « complètement aberrant » et la situation climatique et sociale qui ne cesse de se dégrader.

Si la mobilisation baisse, elle reste en tout cas soutenue majoritairement par l'opinion publique, selon plusieurs sondages. Les syndicats ont annoncé de nouvelles mobilisations les 22, 23 et surtout le 24 janvier, à l'occasion de l'examen du projet de loi en Conseil des ministres.

Côté transports, la circulation continue de s'améliorer à la SNCF, avec un trafic « quasi normal » des TGV et 8 TER sur 10 prévus ce vendredi. Selon son PDG Jean-Pierre Farandou, l'entreprise ferroviaire n'est « pas très loin du milliard » d'euros de pertes depuis le début du mouvement. Un plan d'économies est prévu en février. À Paris, deux métros sur trois circuleront en heure de pointe, mais seules trois lignes fonctionneront normalement.

On n'a pas vraiment l'impression que le mouvement faiblit. Au contraire. On a même l'impression que de nouveaux secteurs entrent dans la lutte. L'agroalimentaire, les ports et docks, une partie de l'industrie, l'éducation nationale... (...) Il n'y a pas que les transports qui sont touchés. On a plutôt l'impression que c'est une mobilisation plutôt inédite, parce qu'elle s'étend dans la durée.

Cécile Gondard-Lalanne

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