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Revue de presse Afrique

A la une : la crise en Guinée

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Les pourparlers s’ouvrent ce mardi à Ouagadougou entre les représentants des Forces vives de Guinée et le médiateur, Blaise Compaoré. « Que peut-on attendre des retrouvailles de Ouaga ? », s’interroge le site d’information guinéen Aminata. Aminata qui estime que « la tâche du médiateur reviendra à peser de tout son poids pour obtenir des deux parties : la mise en place d’un gouvernement civil avec un Premier ministre doté de réels pouvoirs, la mise en place d’un Conseil national de Transition pour réviser la constitution ou en rédiger une nouvelle, la poursuite des travaux de la Commission d’enquête sur les tueries de septembre et enfin un chronogramme cohérent de la transition. »

Dadis droit dans ses bottes !

En attendant, les médias guinéens s’attardent longuement ce mardi sur la prestation télévisée lundi soir du chef de la junte, Dadis Camara. « Loin du bling-bling habituel, commente le site Guinée Conakry Infos, loin des frasques verbales, c’est un Dadis serein, sans lunettes et sans cris, que les nombreux téléspectateurs guinéens ont découvert ce lundi soir. »
Sur le fond à présent, Guinée Conakry Infos remarque que « Dadis est loin de lâcher prise. (…) Il s’est présenté en sauveur et en défenseur de la patrie. » Quant aux massacres, il en a jeté « la responsabilité sur les membres des Forces vives, remarque de son côté Guinéenews, autre site d’information. Guinéenews qui observe aussi que s’adressant à la communauté internationale, Dadis a sorti cette phrase : «la Guinée est indépendante et son peuple, libre de son destin. Personne ne peut s’arroger le droit de lui dicter ses décisions. » Enfin, commente le site, et c’est peut-être là le plus important : « Dadis n’a pas dit un seul mot de son avenir politique et de la médiation qui s’ouvre ce mardi à Ouagadougou. »

Qu’attendre de Ouagadougou ?

D’où les nombreuses interrogations de la presse ouest-africaine, notamment la presse burkinabé qui suit cette affaire de très près.
Le journal en ligne Fasozine nous résume la situation : « Les Forces vives, comme pour faire monter les enchères avant leur rencontre officielle avec le médiateur, font du départ de Dadis Camara du pouvoir, un préalable à toute sortie de crise. A Conakry, la junte ne l’entend pas de cette oreille et le capitaine putschiste met en place une véritable armée de mercenaires et des milices fortement équipées. Dans ce contexte, s’interroge Fasozine, qu’attendre de Ouagadougou ? » D’autant, poursuit le site d’information burkinabé, que « les Forces vives pourraient déjà se dévorer entre elles dès lors que sonnera l’heure de désigner un candidat pour présider l’équipe qui dirigera la transition en Guinée. Cette division, estime Fasozine, pourrait alors bien servir d’alibi à la junte militaire pour continuer à dormir tranquillement dans la maison qu’elle était juste venue balayer. »
Beaucoup d’interrogations également pour L’Observateur : « Blaise Compaoré pourra-t-il obtenir un accord politique entre les parties qui se regardent en chiens de faïence ? Rien n’est moins sûr », répond le journal.

Vers un compromis ?

Alors, peut-on malgré tout arriver à un compromis ? Oui, estime Le Républicain au Mali. Le Républicain qui croit savoir que « les Forces vives ont jeté du lest, (…) au nom de la realpolitik. » D’après le quotidien malien, « Dadis pourrait rester, à condition d’être bridé par un organe de gestion de la transition autre que le CNDD. (…) Il comptera donc, mais seulement jusqu’aux élections qui l’excluraient infailliblement. »
Le Républicain remarque que ce compromis ne satisferait entièrement personne… Mais c’est bien le propre des compromis. Pour ce qui est de la communauté internationale, « même frustration probable, s’exclame le journal. Les Français bien sûr mais aussi les Américains, pour qui il y a une semaine, Dadis devait partir immédiatement et inconditionnellement. Reste le facilitateur Compaoré, remarque le quotidien malien. Il est le seul, certainement à boire du petit lait. Sa position fortement affirmée est que l’opposition accepte de dialoguer avec le pouvoir de Conakry. Il a été entendu pour l’instant. Mais pour combien de temps ? », S’interroge Le Républicain. « Car ce sera à lui de convaincre Dadis de renoncer à sa candidature. Ce qui, remarque le journal, n’est pas donné. »

La Monuc sur le départ ?

Enfin, la Monuc, la mission de l’ONU en RDC est-elle en train de se réorganiser, et même de préparer son départ ? C’est ce que croit savoirLe Potentielà Kinshasa. Le Potentiel qui observe que « le mandat de la Monuc arrive à terme fin décembre. Et si la possibilité d’une prorogation n’est pas écartée, elle ne sera que de 6 mois. (…) Et déjà, affirme le quotidien congolais, la mission de paix commence à plier bagages. » Pour l’heure, tout cela se traduit par une réorganisation de sa mission en RDC, précise Le Potentiel, une réorganisation qui « vise à concentrer l’essentiel de ses actions dans la partie est du pays où persiste encore d’importants foyers de tension.»
Et Le Potentiel de s’interroger sur les suites ce départ programmé des casques bleus… Comment prendre le relais ? « La première préoccupation, observe le quotidien congolais, est la sécurité et la protections des biens et des personnes, sans oublier la préservation de l’intégrité du territoire national. Une tâche qui revient avant tout à l’armée et à la police. D’où la question de savoir, s’interroge enfin le journal, si ces deux corps sont à même d’assurer pleinement leur rôle ? »

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