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Revue de presse française

A la une : Nicolas Sarkozy arrive à mi-mandat

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En fait, le président fêtera ses deux ans et demi à l’Elysée ce vendredi, mais toute la presse en parle déjà. Le Parisien affirme « qu’aucune cérémonie n’est prévue. Dans une France encore en crise, pas question d’autocélébration fastueuse. Pas question, surtout, souligne le journal, de répéter l’erreur initiale de la fameuse soirée au Fouquet’s, le jour de son élection. Pourtant, poursuit Le Parisien, malgré la grogne à droite et des sondages en berne, Sarkozy est fier de son bilan ».

Et, il est même « prêt pour la deuxième étape de son quinquennat, s’exclame Le Figaro. « Il entend poursuivre les réformes et demeurer en première ligne », même si, remarque le journal, « les députés UMP veulent plus de concertation avec l’Elysée. » D’ailleurs, pour Le Figaro, inutile de s’attarder sur les états d’âme actuels d’une partie de la majorité et sur les coups de gueule de certains. « Il convient de relativiser le trou d’air de cet automne 2009, affirme en effet le journal, dans lequel beaucoup souhaiteraient voir l’amorce d’une crise de confiance, voire le début de la fin. »

Un camp présidentiel balkanisé…

On s’en serait douté : Libération n’a pas la même analyse. « Zizanie en Sarkozie », titre le journal qui affirme « qu’à mi-mandat, le chef de l’Etat est confronté à la fronde de sa majorité sur de nombreux sujets (…) : grand emprunt, taxe professionnelle, écart de Rama Yade sur le droit à l’image des sportifs », autant de pommes de discorde qui s’ajoutent aux affaires Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy.

Toutefois, relève Libération, « ces facteurs de zizanie trouvent leur limite. Pour la première fois dans l’histoire politique du pays, le leader de la droite n’a pas de concurrent dans son camp. (…) L’actuel président est seul en piste. (…) Ainsi, poursuit Libération, les bisbilles de la droite projettent une image de fébrilité selon la litote en vogue à la Cour, c'est-à-dire de désordre. Mais, conclut le journal, l’opposition aurait tort de s’en rassurer : ses divisions sont plus graves que celles de la majorité. »

Le Républicain Lorrain complète cette analyse : « Une vie politique sans opposition, ça vous donne une majorité qui part dans tous les sens. L’ironie de ce quinquennat est que, pour avoir transformé le parti socialiste en rillettes, Nicolas Sarkozy se retrouve avec un camp présidentiel balkanisé : le débat qui ne peut se tenir à gauche s’en trouve déplacé au sein même de la majorité, entretenu, souligne le quotidien lorrain, par les rivalités en vue de 2012 ou 2017 et par les humiliations, de moins en moins rentrées, de certains acteurs de premier plan. »

Davantage de concertation !

Résultat, comme le souligne joliment Le Dauphiné : « Ca grince, ça crie, ça flingue, ça barde. Depuis quelques jours, ce n’est plus à une majorité que nous avons affaire, mais à une bande de grands enfants turbulents qui chahutent et s’agacent. »

« Aujourd’hui, les députés ou les sénateurs (de la majorité) se dressent contre des projets du président et qui lui tiennent à cœur, souligne Sud-Ouest, comme la réforme de la taxe professionnelle ou le lancement du grand emprunt. Non qu’ils remettent en cause le bien-fondé de la réforme (encore que)... Ce sont ses modalités qu’ils contestent, la précipitation avec laquelle ces réformes sont lancées. » Et Sud-Ouest de conclure : « Ce n’est pas d’une reprise en main dont a besoin la majorité ; c’est d’un surcroit de concertation. »

Chirac : « je n’ai rien à me reprocher »

Jacques Chirac à la Une du Figaro pour une interview exclusive à l’occasion du jour de la sortie du premier tome de ses mémoires. Une sortie éclipsée par les ennuis judiciaires de l’ancien chef de l’Etat. Et c’est d’ailleurs la première question posée par Le Figaro : « Comment vivez-vous cette épreuve ? (…) – Je n’ai rien à me reprocher, répond Jacques Chirac. J’irai donc m’expliquer avec sérénité et détermination (devant le tribunal correctionnel), pour que la vérité soit établie. »

Les banques en accusation…

« Peut-on encore faire confiance aux banques ? » : Interrogation à la Une du Parisien. Le Parisien qui constate « qu’un peu plus d’un an après le début de la crise mondiale, de nombreuses banques affichent une insolente santé financière et que la spéculation est repartie de plus belle dans les salles de marché ». De plus, souligne le journal, « malgré leurs promesses, les banquiers continuent à distribuer des bonus à leurs traders, mais restent scandaleusement prudents face aux PME en quête de crédits. » Et il faut rajouter à cela, soupire Le Parisien, des frais bancaires toujours plus importants pour les particuliers, « les clients des banques qui sont lourdement ponctionnés », affirme le journal. « Bref, conclut-il, la crise semble n’avoir eu aucune vertu pédagogique ».

Et comme le soulignent en Une Les Echos,« la France lance un rappel à l’ordre. (…) La France qui commence à s’inquiéter du peu d’empressement mis par certaines places financières mondiales à appliquer les mesures d’encadrement des bonus décidées lors du sommet de Pittsburgh, au mois de septembre dernier ».

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