Accéder au contenu principal
Revue de presse Afrique

A la Une : un engagement flou pour éradiquer la faim

Audio

Publicité

« Un engagement flou pour éradiquer la faim » : c’est ainsi que Le Soleil à Dakar commente le communiqué final du sommet de la FAO à Rome. Un communiqué final qui, on peut le remarquer, a déjà été publié alors que le sommet s’achève demain. « Les chefs d’Etat et de gouvernement réunis dans la capitale italienne n’ont pas estimé nécessaire de se fixer un délai », constate le quotidien sénégalais. Par ailleurs, « les dirigeants réitèrent l’objectif du Millénaire de réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim d’ici à 2015. Mais ils l’avaient déjà fait en juin 2008 », remarque Le Soleil. « Et depuis, constate-t-il, le nombre d’affamés est passé de 850 millions à plus d’un milliard. » Enfin, remarque encore Le Soleil, « les investissements nécessaires pour accroître la production agricole n’ont pas non plus été chiffrés. »

Egoïsme et indifférence…

Bref, on n’a pas progressé d’un pouce. « C’est la cinquième rencontre mondiale sur la question depuis treize ans, constateL’Observateurau Burkina, et rien n’incite à l’optimisme. » Certes, reconnaît le journal, « la FAO, bien consciente de la tragédie, ne manque pas de prêcher son évangile. (…) Mais les patrons onusiens ont beau multiplier les plaidoyers, (…) les pays développés brillent par leur égoïsme et leur indifférence face au milliard d’affamés », déplore L’Observateur. L’Observateur qui pointe l’absence à Rome des grands de la planète, à l’exception de l’Italie, pays hôte : « si les plus riches censés mettre la main à la poche s’éloignent pour ne pas entendre les ventres vides qui crient famine, s’exclame-t-il, on n’est pas sorti de l’auberge. »

L’Afrique peut-elle s’en sortir seule ?

Oui, « les grands boudent la table », constate Le Pays, toujours au Burkina. Peut-être tout simplement par découragement : « les pays nantis peuvent s’être lassés, explique le journal, et, par voie de conséquence, avoir décidé de se désintéresser de cette sécurité alimentaire qui, après tout, est une préoccupation des pays pauvres. Chacun ayant suffisamment de problèmes chez soi, que les pays du Tiers-Monde aussi apprennent à gérer les leurs. »

Et pour le quotidien burkinabé, il faut que les pays du Sud « tirent les leçons qui s’impose de ce faux bond », à savoir : « l’obligation de trouver de nouvelles politiques et de les mettre en œuvre. (…) Les pays pauvres peuvent eux aussi générer des accords et des échanges sains entre eux, s’exclame Le Pays. Ils en sortiraient gagnants (…), sans avoir à implorer la magnanimité ou la pitié de qui que ce soit. »

Cependant, on en n’est pas encore là. Comme le constate Le Républicain au Mali, « jamais hélas, le continent n’est allé en ordre si dispersé tendant à la charité internationale cinquante sébiles là où une prise de conscience historique aurait imposé un cadre unitaire d’action à la fois urgente et massive. »

Le climat plus important que la faim ?

En France, les journaux notent également l’absence du G8 à ce sommet de Rome. Une absence qui « pourrait se comprendre, à la rigueur, si la situation s’améliorait sur le front de la sécurité alimentaire, s’exclame La Croix. Or, depuis deux ans, la faim progresse dans le monde. Et cette désertion des puissants n’est même pas compensée par un volontarisme de leurs représentants. »

En revanche, soupire L’Humanité, « tous les pays du G8 seront bien présents à Copenhague le mois prochain. Et ils seront sans doute capables d’égrener en centimètres la menace que fait peser le réchauffement climatique sur la planète dans les décennies à venir. »

Les Casques bleus sur le départ…

La fin du mandat des Nations unies en RDC. La nouvelle courrait déjà dans les couloirs depuis ces dernières semaines. On en a déjà parlé dans cette revue de presse. Cette fois, elle est confirmée, pour l’instant de source diplomatique. Rien d’officiel. Mais pour Le Potentiel à Kinshasa, « la fin du mandat de l’ONU est d’ores et déjà chose acquise. Plus encore, Kinshasa a demandé aux Nations unies, affirme le journal, de lui présenter un "plan de retrait" de l’effectif militaire avant le 30 juin 2010. »

Alors, deux raisons à cela, selon L’Observateur : « dans l’hypothèse où le président Kabila briguerait un nouveau mandat électif en 2011, il doit lancer des signaux qu’il est à même de gouverner et de pacifier le pays, sans la présence des casques bleus. D’autant plus, et c’est la deuxième raison, que le bilan de dix ans de présence de la Monuc est plutôt mitigé », affirme le quotidien congolais.

Il n’y en aura pas pour tout le monde !

Enfin, la rencontre Algérie-Egypte demain soir, match d’appui pour la qualification au Mondial de football, cette rencontre s’annonce explosive. La presse algérienne maintient la pression après les incidents du match-aller au Caire. Le quotidien Liberté s’en prend à la Fédération internationale de football et à son président « qui n’ont pas su, écrit-il, prendre leurs responsabilités. Pour moins que cela, des pays ont été sanctionnés voire disqualifiés », s’exclame le journal.

Du coup, relève El Watan, « les supporters algériens sont surchauffés. Ils veulent tous aller à Khartoum et ils déferlent sur l’aéroport pour avoir un billet. (…) Les guichets d’Air Algérie pris d’assaut », titre le journal. Et pour cause, il n’y a que 10 000 places disponibles.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.