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Revue de presse française

A la Une : François Fillon devant les maires de France

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Rude journée en perspective pour le Premier ministre. François Fillon va devoir s’expliquer aujourd’hui devant les maires de France, réunis en congrès. « Impôts locaux, réformes : Fillon à l’offensive face aux élus », titrent Les Echos qui précisent que « la suppression de la taxe professionnelle et la réforme des collectivités locales soulèvent un très fort vent de protestation chez les élus. » « Au bord de la crise de maires » : c’est la manchette de Libération. Et derrière le jeu de mot, il y a comme un vent de fronde. En effet, précise le journal, il y a tout d’abord la réforme des collectivités locales : une réforme « meurtrière pour les conseillers généraux et régionaux. Ils sont aujourd’hui 6 000. En 2014, ils ne devraient plus être que 3 000. (…) Et pour couronner le tout, poursuit Libération, la réforme de la taxe professionnelle menace les recettes des départements et leur autonomie fiscale. »

De gauche comme de droite.

Du coup, « haro sur la réforme », titre Le Parisien. Les élus de gauche partent en guerre, « mais pas seulement », relève le journal. En effet, constate Le Figaro, « les critiques ne viennent pas que des rangs de gauche. » Certains à droite ne comprennent pas ces réformes. Alors, souligne le journal, pour faire face à cette grogne, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux « a mis en place une +task force+ (une force d’intervention, en bon français…) pour expliquer la réforme sur le terrain : (…) un groupe de 16 élus », chargé de monter au front…Toutefois, comme le reconnaît Le Figaro, hier après-midi à Paris, à l’occasion de la réunion des conseillers régionaux de France, cette task force « a connu sa première défaite. »
Alors, devant les maires cet après-midi à Paris, la tâche ne sera pas facile pour François Fillon ! « Les maires de France qui se retrouvent en congrès à Paris sont remontés comme des pendules, prévient L’Union, et prêts à des coups de gueule retentissants. S’ils tiennent leurs promesses, ça va péter ! ». « Le Premier ministre a intérêt à bien se protéger les oreilles, renchérit L’Alsace, car la bronca qu’il s’apprête à essuyer va certainement surpasser celle, déjà bruyante, qui l’avait accueilli l’année dernière. »

« Incompréhension fondamentale »

Comme le soulignent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, cette fronde « dépasse largement les clivages traditionnels entre la droite et la gauche. Et plus encore qu’un désaccord, c’est l’histoire d’une incompréhension fondamentale. Le roman d’un raté politique. Voilà des années, précise le journal, que la plupart des élus et des élites dénoncent la taxe professionnelle comme une taxe imbécile. Des années, aussi, qu’ils réclament une clarification des compétences et un allégement du millefeuille institutionnel qui empile les collectivités locales et superpose les niveaux de responsabilités. »

Et Les Dernières Nouvelles d’Alsace de s’interroger : « Comment le chef de l’Etat a-t-il pu gâcher l’opportunité qu’il avait si bien su créer ? C’est avant tout, comme toujours, répond le journal, une question de méthode. » Résultat, constate Vosges Matin, « un climat de défiance s’est installé vis-à-vis de l’Etat qui n’a pas su expliquer, donc convaincre, donc rassurer. » De plus, souligne le quotidien vosgien,  « pour éviter d’être chahuté, Nicolas Sarkozy a préféré déléguer son Premier ministre. (…) Une absence qui n’est pas de nature à apaiser les édiles. » « Son voyage en Arabie Saoudite, complète Ouest-France, est forcément interprété comme un calcul lui évitant de se faire siffler par des milliers d’élus du peuple. »

Une visite bien discrète.

Nicolas Sarkozy se rend en effet aujourd’hui en Arabie Saoudite pour une visite de 24 heures. Un séjour semi privé. Le président sera reçu par le roi Abdallah, souligne Le Parisien, « dans sa résidence privée, pour des entretiens sur le Proche-Orient ou sur la coopération nucléaire civile… loin des regards indiscrets. En effet, fait rare, relève le journal, Sarkozy fera cette visite sans journalistes ou presque, hormis un reporter de l’AFP. (…) Plutôt remonté en ce moment contre les +commentateurs+ des médias, le chef de l’Etat ne sera pas forcément fâché de les laisser à Paris ! », remarque au passage Le Parisien.

Où est passé le magot ?

On reste avec Le Parisien et ce grand titre : « fin de cavale à Monte-Carlo ». Coup de théâtre en effet dans l’affaire des 11 millions d’euros dérobés à Lyon : « Toni Musulin, le convoyeur de fonds (…), s’est finalement rendu hier spontanément à la police de Monaco. » Remis très rapidement à la police française, l’homme va maintenant être interrogé. Et les questions sont nombreuses…« Sa reddition figure-t-elle au scénario initial qu’il a lui-même écrit depuis des mois, se demande Le Parisien, ou bien l’homme a-t-il soudain été dépassé par son acte, voire piégé par des complices ? » Autre mystère, le magot reste introuvable : un peu plus de 2 millions et demi d’euros.  « Sachant que pour ce vol, sans violence, Musulin ne risque que trois ans de prison, relève Le Parisien, il a très bien pu faire le calcul de purger sa peine et de récupérer ensuite son magot. C’est l’une des hypothèses des enquêteurs, en attendant que l’intéressé s’explique, s’il veut bien parler !

Pour sa part, Le Figaro, explique que Musulin est apparu amaigri et fatigué », et pour l’instant, peu loquace. Le Figaro qui s’interroge également : « Toni Musulin s’est-il montré trop sûr de lui ? A-t-il été trahi par un éventuel complice ? Qu’est devenu l’argent dérobé ? » Toujours est-il, relève France-Soir, que « Toni Musulin a déçu ses fans qui se répandaient sur internet avec des messages de soutien. »
Des milliers d’internautes en effet s’interrogent depuis hier soir : pourquoi cette reddition ? Apparemment, ils auraient bien aimé que la cavale continue.

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