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Chronique des matières premières

La reprise de l’acier est chinoise

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La production d’acier s’est spectaculairement redressée en octobre d’après les chiffres publiés vendredi 20 novembre par le Conseil mondial de l’acier. En détail, le panorama de la sidérurgie est moins flamboyant. D’abord, voyons le signal positif envoyé par cette statistique mensuelle. En septembre, la production mondiale d’acier a augmenté de 1% par rapport à septembre 2008. On parle alors d’une reprise frémissante mais le chiffre d’octobre publié vendredi est franchement impressionnant. La production a augmenté en octobre de 13% par rapport à il y a un an. 

L’acier étant indispensable à pratiquement toute l’industrie, de la fabrication des voitures à celles des frigos en passant par la construction et les transports, on en déduit que les économies de l’ensemble de la planète sont belles et bien sorties de la crise. L’examen des chiffres pays par pays débouche sur un constat beaucoup plus fragmenté : la hausse de la production d’acier est fulgurante en Chine, encourageante dans les autres pays émergents, mais dans les pays développés, la sidérurgie patine. En octobre, la production d’acier recule encore de 12% au Japon, aux Etats-Unis et dans l’Union européenne. Avec la crise, non seulement l'économie chinoise ne s'est pas arrêtée dans son élan mais elle a appuyé sur l’accélérateur tandis que les pays occidentaux freinaient des quatre fers.

La Chine représente aujourd’hui la moitié de la production mondiale d’acier. Fin 2009, tandis que hauts-fourneaux du vieux monde seront encore loin de leur niveau de production d’avant la crise, la Chine aura porté sa production d'acier de 500 à 565 millions de tonnes. Ce saut de 65 millions de tonnes en douze mois est gigantesque, 65 millions de tonnes, c’est 15 millions de plus que la production indienne, cinq fois la production attendue de la France. 

La surchauffe de l’économie chinoise annoncée depuis deux ans ne s’est jamais matérialisée dans les faits. L’effondrement supposé d’une économie largement dépendante des exportations n’a toujours pas eu lieu. Pékin entend mettre dorénavant l'accent sur l’essor de la demande intérieure. Un dernier chiffre pour illustrer que cette impulsion est déjà une réalité que la sidérurgie chinoise a anticipée en augmentant sa production : de janvier à octobre, les achats de voiture ont augmenté de 40%.

 

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