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Revue de presse Afrique

A la Une : les préparatifs de la Tabaski

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C’est toujours la même rengaine : à chaque veille de fête religieuse, qui coûte cher en termes de nourriture et d’habillement, les consommateurs se plaignent des prix toujours trop élevés ; et les commerçants se plaignent du manque d’affluence des clients.

A la lecture des journaux, cette Tabaski 2009 ne fait pas exception à la règle. Ainsi, « la conjoncture ralentit les ardeurs » : c’est le grand titre du Soleil à Dakar. « A la veille de la fête de la Tabaski, les choses ne semblent pas trop bouger dans la capitale sénégalaise, affirme le journal. A part les points de vente de moutons que l’on peut apercevoir dans presque chaque quartier et l’affluence au niveau des marchés, la fête ne se fait pas ressentir chez les Dakarois. (…) Nous sommes loin de l’ambiance habituelle. »

Les prix qui grimpent : à qui la faute ?

La situation est la même à Conakry. Le site d’informations GuinéeNews constate « une flambée des prix sur les marchés. Cette situation, poursuit-il, rend la tâche dure aux ménagères. Et bon nombre de Conakrykas se posent la question de savoir ce qui est à la base de cette brusque augmentation. Est-ce la faute aux commerçants, comme ils en ont l’habitude, surtout à l’approche des fêtes, ou alors est-ce la faute aux coûts élevés des devises ?   », s’interroge GuinéeNews. Pour le site, « les commerçants comme le gouvernement ont une part de responsabilité, et doivent prendre des décisions afin d’éviter les augmentations fantaisistes. »

« La vie est chère, le mouton aussi ! », constate Le Pays. Cette fois, nous sommes au Burkina Faso. Le Pays qui constate « qu’il n’y a pas assez de moutons cette année, si bien que leur prix se négocie entre 30 000 et 290 000 FCFA. Et les clients n’affluent pas. »

Pour le quotidien burkinabè, « le marché, en cette veille de Tabaski, est plutôt morose cette année, (…) car la vie est chère et de plus, les inondations sont passées par là. »

Mesdames, ménagez vos maris !

Au Mali à présent, Le Républicain donne des conseils aux épouses pour préparer une bonne Tabaski, mais également pour ménager leurs maris en cette période difficile. En effet, constate le journal, « il est connu que ce moment de la Tabaski soumet les chefs de famille à de dures épreuves. En plus, de leurs lourdes tâches de subvenir aux multiples dépenses mensuelles, (…) ils se doivent de payer le bélier rituel. (…) Et, affirme Le Républicain, cet acte de piété est devenu un calvaire pour beaucoup de musulmans, acculés par les pressions de la communauté et par les jérémiades des épouses. D’où, constate le quotidien malien, un dégoût et une appréhension pour certains hommes à la veille de ce moment de paix et de réjouissance. Surtout s’ils ont affaire à des femmes qui veulent avoir un mouton plus gros que celui du voisin, le bazin le plus coûteux et d’autres exigences… »

Alors, halte aux disputes ! Et là, Le Républicain s’adresse aux épouses : « nul besoin de jouer à la capricieuse et d’exiger l’impossible à son mari pour célébrer la fête. Afin de jouer votre rôle de bonne épouse, conseille le journal, vous pouvez opter pour la simplicité (…). Et vous aurez d’autres occasions pour porter les parures de vos rêves. »

En pointe : les rémouleurs et les bouchers…

Enfin, toujours à propos de la Tabaski, s’il y en a qui se frottent les mains en ce moment, c’est bien les affûteurs de couteaux. El Watan en Algérie leur consacre un article et constate que « pour ces artisans, cette activité saisonnière est l’occasion rêvée de réaliser des revenus conséquents, au regard de la forte demande. (…) Quant aux bouchers, poursuit le quotidien algérien, ils ne chômeront pas le jour de l’Aïd, loin s’en faut. Egorger puis dépecer le mouton, c’est leur spécialité, et certains d’entre eux tiennent de véritables carnets de rendez-vous tant leurs services sont fortement sollicités durant la matinée de l’Aïd. D’autres encore, précise El Watan, se contentent de proposer leurs services le jour J en déambulant armés de leurs couteaux à travers les cités d’habitation. »

Retour sur le contentieux algéro-égyptien.

L’instrumentalisation du football à des fins de politique nationale. C’est le thème d’un dossier que nous propose l’hebdomadaire égyptien Al Ahram, après les récents incidents entre supporters algériens et égyptiens et la crise diplomatique qui a suivi entre les deux pays. « Le ballon ne tourne plus rond », s’exclame Al Ahram qui constate que « jamais dans l’histoire des relations interarabes, un match de football n’avait mené à une crise diplomatique aussi intense. »

Alors la faute à qui ou à quoi ? Pour l’hebdomadaire égyptien, ce sont d’abord les médias des deux pays qui ont fait monter la pression : « une escalade verbale qui a duré plusieurs semaines et qui a viré au pire. (…) Et derrière les médias, se cachent les régimes, affirme Al Ahram. Les régimes arabes qui enracinent le football dans l’esprit de leurs peuples pour détourner leurs regards de leurs faillites profondes. » Et l’hebdomadaire égyptien de renvoyer dos à dos, l’Egypte et l’Algérie : « deux régimes, écrit-il, qui veulent à travers les pieds de leurs joueurs voler une victoire qu’ils n’ont pas pu obtenir dans d’autres domaines. »

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