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Revue de presse Afrique

A la une : le rapprochement franco-rwandais

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Paul Kagame et Nicolas Sarkozy en photo à la une du quotidien New Times à Kigali… « Le Rwanda et la France rétablissent leurs relations diplomatiques, titre le journal, trois ans après que les deux pays ont rompu les liens suite à l’incident provoqué par les accusations controversées d’un juge français. »
Le New Times précise que cette décision de renouer des liens « est le résultat d’un long processus qui a démarré dès l’entrée en fonction de Nicolas Sarkozy ». Le quotidien rwandais insiste également sur le fait que les deux présidents se sont entretenus directement par téléphone.

Rupture avec la francophonie ?

Toutefois, l’éditorial du New Times n’est pas consacré à ce rapprochement franco-rwandais. Et c’est là tout un symbole : le quotidien rwandais réserve ses commentaires à l’entrée du Rwanda au sein du Commonwealth. Décision également annoncée hier. « Entrée au Commonwealth, nouveaux amis, nouvelles opportunités », titre le New Times qui se félicite donc de cette adhésion. Une adhésion qui consacre une certaine forme de rupture du Rwanda avec la francophonie. Dans les journaux français, pas de commentaires sur ce rapprochement franco-rwandais. Les journaux français qui se contentent de donner l’information en bref. Exemple : cet entrefilet dans Le Parisien intitulé, « France et Rwanda tournent la page ».
Et puis cette constatation sur le site internet du quotidien Le Monde : « en même temps qu'il normalise ses relations avec Paris, Kigali confirme sa volonté d'un ancrage renforcé au sein du monde anglophone, en obtenant son accession au Commonwealth (…). Le Rwanda est le deuxième pays, après le Mozambique, précise Le Monde, à rejoindre l'organisation placée sous l'autorité de la reine d'Angleterre Elizabeth II sans avoir jamais été colonie britannique ni entretenir de lien constitutionnel avec la couronne. Au Rwanda, poursuit le journal, l'anglais a déjà rejoint en 2003 le kinyarwanda et le français comme langue officielle, et il a même supplanté le français l'an dernier comme langue d'enseignement public. »

Les otages au Sahel : « un fonds de commerce ! »

Beaucoup de réactions dans la presse ouest-africaine après l’enlèvement de ce ressortissant français, Pierre Camatte dans le nord du Mali, en milieu de semaine dernière. Pour Le Pays au Burkina, c’est « le nouveau visage du terrorisme. (…) Le pays d’ATT est devenu une terre propice pour des rapts répétés de diplomates et de touristes occidentaux (…) : un fonds de commerce, un jeu lucratif », s’exclame le quotidien burkinabé. « Il y a ceux qui prennent les otages, et il y a ceux qui les achètent, précise-t-il. Les premiers sont des voyous soucieux d’améliorer leur ordinaire. Les seconds sont des terroristes mus par l’idéologie islamiste et la haine de l’Occident. Cette cynique division du travail, cette nouvelle dualité, constate Le Pays, donne un nouveau visage au terrorisme qui sévit depuis longtemps déjà dans cette zone. » Et le quotidien burkinabé de lancer cet appel : « les organisations sous-régionales comme la CENSAD et la CEDEAO doivent s’organiser pour affronter le terrorisme. (…) Ce n’est pas seulement l’affaire du Mali. Et comme les Occidentaux sont touchés au premier chef, il leur revient d’accompagner de manière efficace les pays de la sous-région en mettant à leur disposition toute la logistique et toute la technologie nécessaires qui permettront de traquer al-Qaïda. »
Pour Fasozine, journal en ligne burkinabé, « la meilleur défense étant l’attaque, l’aile dure des islamistes est passée à l’offensive avant que les hostilités soient déclenchées contre al-Qaïda au Maghreb. » Fasozine, qui affirme en effet que cette prise d’otages intervient au moment où l’armée malienne, équipée par les Etats-Unis en matière de lutte anti-terroriste, s’apprêtait à passer à l’action contre les groupes islamistes armés. Et les otages, toujours selon Fasozine, pourraient servir de « boucliers humains ».

Algérie-Egypte : tension persistante…

Enfin, les tensions se poursuivent entre l’Egypte et l’Algérie. Hier, Le Caire a annoncé qu’il renonçait à organiser le Championnat d’Afrique de handball prévu en février prochain. L’agence officielle de presse égyptienne Menaexplique que les autorités sportives du pays ont décidé de se montrer « prudentes » en ce qui concerne l’organisation de compétitions impliquant des sportifs algériens.
« L’Egypte fait encore des siennes », s’exclame El Watan qui estime que « l’Egypte s’est inscrite dans une logique d’adversité avec l’Algérie en refusant toutes les rencontres sportives où figurent les Verts. (…) L’Egypte qui, poursuit le quotidien algérien, veut passer du statut d’agresseur à celui de victime. »
Le Quotidien d’Oran, pour sa part, parle « d’hystérie pharaonique ».
Et puis Liberté ne mâche pas non plus ses mots : « L’Égypte officielle et populaire n’a pas encore digéré l’élimination du Mondial. Pire que cela, elle s’est empêtrée à fond dans un bourbier duquel elle n’arrive pas à s’extirper. En parfaits mauvais perdants, poursuit Liberté, les Égyptiens n’ont pas arrêté de proférer toutes les insultes et autres menaces à l’encontre des Algériens, au point de dépasser toutes les limites. »
On le voit donc, malgré les différents appels à la raison lancés dans les deux pays, le bras de fer se poursuit entre Alger et Le Caire, par journaux interposés.

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