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Chronique des matières premières

Engrais : un marché à nouveau fertile

Audio 01:55

Le marché des engrais se ressaisit. Les prix se relèvent et, surtout, la demande se réveille.

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Que la demande se relève en automne est un phénomène cyclique, et donc presque ordinaire. C’est l’époque où les agriculteurs de l’hémisphère nord ont l’habitude de commander les fertilisants qu’ils utiliseront essentiellement à partir du printemps. Mais que le marché reprenne une vie normale est en soi une information, et une information plutôt positive pour les producteurs d’engrais comme pour le secteur agricole, qui revient de très loin. En 2008, les cultivateurs ont été éreintés deux fois. D’abord, par les prix qui ont culminé pendant l’été à des niveaux totalement irréalistes. Puis, par la crise financière qui les a privés de crédits pour se fournir en intrant. D’après le représentant d’un grand groupe européen, le marché a retrouvé un équilibre et fonctionne à nouveau selon la loi de l’offre et de la demande. En ce moment c’est surtout la demande intérieure des Etats-Unis qui propulse le cours des engrais à base de phosphate. Le DAP, ou acide phosphorique, vaut environ 350 dollars la tonne au départ des ports américains. Il a augmenté de 60 dollars en un mois. Les fermiers ont été échaudés par la crise de 2008, quand le DAP est passé en quelques mois de 1200 dollars à 200 dollars, c’est pourquoi ils ont attendu le dernier moment cette année pour se réapprovisionner. D’où cette hausse subite, mais pas de quoi s’alarmer tant que les prix restent compris dans la fourchette des 300-400 dollars. L’autre acheteur qui tire les prix, cette fois pour l’urée, l’engrais à base d’azote, c’est l’Inde, un grand pays agricole de retour sur le marché des intrants. Comme de nouvelles capacités de production seront activées l’année prochaine, l’offre devrait amplement couvrir la demande et les prix devraient rester soutenus. A moins qu’une nouvelle vague d’investissement se propage sur ce marché et forme une nouvelle bulle. Mais l’environnement ne s’y prête pas. En 2008, la flambée des engrais a répercuté celles des céréales, or cette année les grains font plutôt pâle figure sur les marchés à terme.

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