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Revue de presse française

A la Une : le grand emprunt

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Les journaux reviennent largement ce mardi sur les annonces hier de Nicolas Sarkozy. Le chef de l’Etat a donc dévoilé ses choix d’investissements dans le cadre de ce fameux grand emprunt. « Le grand pari de Sarkozy », titre Le Figaro. « Le grand emprunt, un pari sur l’excellence », s’exclame La Croix. Pour France-Soir, « Sarkozy a tranché… et repris la main ». Ou encore, « matière grise et croissance verte au cœur du grand emprunt », constatent Les Echos. En effet, 35 milliards d’euros d’investissements avec cinq priorités : enseignement supérieur, recherche, numérique, développement durable et industrie.

« Une perspective d’avenir »

Globalement, tous les commentateurs saluent l’ambition de ce projet. A commencer par Le Figaro. « Comme à l’époque des Trente Glorieuses, Nicolas Sarkozy est persuadé que ce que l’on investit aujourd’hui, on en récoltera les fruits demain en matière de croissance et d’emploi. (…) L’objet du grand emprunt, c’est d’ouvrir une perspective d’avenir. »

« Le projet a de l’allure, renchérit Paris-Normandie, et répond incontestablement à une nécessité. Ces 35 milliards seront, au moins sur le papier, entièrement investis dans des projets d’avenir, et d’abord dans des universités. On a assez reproché à ce gouvernement, souligne le quotidien normand, de sacrifier l’enseignement et la recherche, pour que chacun puisse reconnaître qu’il y a là un message d’espoir. »

« La nécessité de renforcer la compétitivité de l’enseignement supérieur français, personne ne la conteste », souligne La Croix. Le quotidien catholique trouve ce projet plutôt bien ficelé : « un emprunt restreint, pour que l’accusation de creuser la dette de l’Etat perde de sa pertinence ; une dépense habilement orientée pour qu’on ne puisse en contester les axes. Les critiques, du coup, remarque le journal catholique, ont plutôt porté sur les choix fiscaux de début de quinquennat qui ont vidé les caisses et conduit la France à devoir emprunter pour investir. »

Et les difficultés du présent ?

Principal accusé pour la République des Pyrénées : le bouclier fiscal qui reste, écrit-il, « à la fois le péché originel du sarkozysme et son principal marqueur idéologique. (…) Ces baisses d’impôts (…) amputeront en 2010 les recettes fiscales de l’Etat de près de 30 milliards d’euros par an. C’est considérable. Et cela avoisine, remarque le quotidien béarnais, les 35 milliards que coûte l’emprunt. »

Autre critique: pour La République du Centre, « ce grand emprunt nous réserve un grand avenir… C’est peut-être vrai, mais il ne résout en rien les difficultés du présent. Alors que le chômage et l’emploi redeviennent la préoccupation majeure des Français, la perspective d’une compétitivité accrue du pays constitue une maigre consolation. »

Même constat pour Le Courrier Picard : « en misant sur la recherche, sur l’enseignement supérieur et sur le numérique, le président de la République démontre une vision d’avenir, ambitieuse, et dont les retombées ne seront ressenties que d’ici plusieurs années. Rien, donc, sur les problèmes sociaux, sur la nécessité de redresser l’économie, au grand dam des syndicats. »

La France voulait-elle renverser Gbagbo ?

Laurent Gbagbo, le président ivoirien, s’exprime dans Le Figaro. Un long entretien au cours duquel Laurent Gbagbo marque une certaine distance avec la France. Le dirigeant ivoirien affirme implicitement que Paris avait planifié son renversement en 2002. Et que par ailleurs, les accords de Marcoussis lui ont été imposés.

A la question « quels sont aujourd’hui vos rapports avec la France ? », Laurent Gbagbo répond : « je ne porte pas de jugement idéologique. Je dis que depuis que Nicolas Sarkozy a succédé à Jacques Chirac, je me sens mieux. » Et puis sur le plan économique, le président ivoirien affirme « qu’aujourd’hui, il est plus facile de discuter avec la Chine, l’Inde ou l’Iran pour l’industrie, et avec les pays arabes pour les prêts. »

Johnny : une simple hernie discale mal soignée ?

Enfin impossible depuis ces derniers jours d’échapper à Johnny. Johnny Hallyday qui est encore en première page du Parisien. Le journal nous apprend que le chanteur est sorti du coma hier soir et qu’il aurait même prononcé quelques mots. « Johnny se réveille, constate France-Soir. Mais pourra-t-il reprendre sa tournée ? », s’interroge le journal.

« On en saura plus demain sur l’avenir de la tournée et l’état de Johnny Hallyday », répond Libération. « Pour ceux qui vivent dans une grotte, ironise le journal, rappelons que l’icône est hospitalisée aux Etats-Unis depuis le 7 décembre pour une diabolique infection due (peut-être) à la récente opération de sa hernie discale. (…) Reprendre la scène le 8 janvier semble hautement improbable », estime Libération.

Libération relaie les propos de Michel Drucker hier, l’un de ses amis, « qui ne suit pas du tout, écrit-il, la vague de nouvelles rassurantes sur Johnny. Drucker trouve " le silence assourdissant des médecins qui le soignent plutôt inquiétant ". Aucun communiqué officiel, en effet, remarque Libération, n’a été publié par l’hôpital américain. »

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