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Revue de presse française

A la Une : Nadine, Rachida : attention aux micros ou aux caméras qui trainent !

Audio 04:56

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Attention aux micros ou aux caméras qui trainent ! Ce devrait être un mot d’ordre permanent pour les politiques. En cette période où le moindre dérapage, contrôlé ou incontrôlé, se retrouve sur internet et ensuite dans les éditoriaux, la prudence est de mise.

Rachida Dati et Nadine Morano ont apparemment oublié la consigne. On commence par la secrétaire d’Etat à la Famille : Nadine Morano lundi, lors d’un débat sur l’identité nationale, qui affirme, en parlant d’un jeune musulman : « ce que je veux, c’est qu’il aime la France, quand il vit dans ce pays, c’est qu’il trouve un travail, et qu’il ne parle pas le verlan. C’est qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers. » Des propos sans doute sortis de leur contexte. Mais qui ont aussitôt provoqué une avalanche de réactions au sein de l’opposition et des organisations de défense des droits de l’homme.

Un débat « piégé » ?

« La droite blague-blanc-beauf », titre Libération en Une. Libération qui estime que « les propos ambigus de Nadine Morano stéréotypant les jeunes musulmans ne sont que l’un des derniers dérapages d’une droite qui se lâche. » Et Libération de fustiger le débat sur l’identité nationale, où, écrit-il, « on sépare musulmans et Français, dans une dangereuse et fausse distinction, qui conduit à tous les amalgames et à tous les simplismes. »

Paris-Normandie renchérit : « Décidément, le débat sur l’identité nationale est vraiment un débat piégé. Et l’on va de controverse en controverse. »

Pour Nord-Eclair, « ce débat n’est pas nécessaire. (…) Au lieu de fédérer, il divise. Au lieu de rassembler, il oppose. Au lieu de clarifier, il complique. Au lieu d’éclairer, il assombrit l’image d’un pays qui n’a que peu de problèmes avec son identité. »

Rachida « rêvait d’un autre monde… »

Rachida Dati à présent. L’ancienne Garde des Sceaux s’est lâchée au téléphone avec une amie. Lui affirmant qu’elle n’en pouvait plus de siéger à Strasbourg. Et là aussi, une caméra n’était pas loin. Et les éditorialistes s’en donnent à cœur joie. « La pauvre, elle s’ennuie, ironise Le Midi Libre. Tel un fantôme, elle erre dans les couloirs bleutés du Parlement de Strasbourg. (…) La Rachida rayonnante, habillée en Dior, baguée par Chaumet, rêvait d’un autre monde. A Strasbourg, point de président Sarkozy, s’exclame le journal. Ni de ministres. Sans fête, ni paillettes. A Strasbourg, le député est un numéro. Anonyme. Travail de terrain et culture de l’humilité. Sans doute trop pour elle », conclut Le Midi Libre.

« Son coup de blues européen qui fait rire tout le Net va faire désordre dans sa carrière, relève La Nouvelle République du Centre-ouest. Voilà qui ne devrait guère lui servir si elle doit vraiment briguer la mairie de Paris. »

En tout cas, on assiste à un « festival de bourdes », à un « concours de perles », s’exclame le Courier Picard. « Ce qui est plus grave dans l’histoire, remarque-t-il, c’est que les élus donnent désormais l’impression de prendre en charge leurs responsabilités avec beaucoup de détachement. »

« Il n’y aurait pas de quoi faire un fromage de ces affaires si elles n’étaient pas révélatrices d’un certain climat, relève La République du Centre. A force d’avoir voulu décomplexer la politique et d’avoir privilégié le "casting" sur le fond, Nicolas Sarkozy a autorisé une dévaluation des fonctions représentatives. Quand les ministres chantent sur un clip, quand une secrétaire d’Etat s’abandonne à des propos de Café du commerce, quand une députée européenne prend son mandat par-dessus la jambe, conclut le journal, ils oublient tout bonnement de tenir leur rang. »

Et si on « reconsidérait » le droit de grève ?

« La galère dans les transports » : c’est la Une du Parisien qui consacre son dossier d’ouverture à la grève du RER à Paris. « Septième jour de grève, constate le journal, et les prévisions de trafic n’ont pas bougé d’un iota. (…) Aujourd’hui encore, souligne-t-il, le million de passagers francilien du RER A va devoir se préparer au pire. »

« Rude semaine », s’exclame France Soir en Une qui affirme que « l’exaspération des usagers est de plus en plus manifeste. » Une exaspération que l’on retrouve en première page du Figaro : « ils roulent 2 h 50 par jour : RER, la grève inadmissible des conducteurs », titre le journal qui parle de « grève abusive » et qui s’en prend donc aux conducteurs qui réclament une prime de 120 euros par mois : « ces derniers sont loin d’être soumis à un régime stakhanoviste, fulmine le journal. Rémunérés de 2 800 à 3 500 euros par mois, jouissant de la garantie de l’emploi, ils conduisent moins de trois heures par jour. On a vu pire », s’exclame Le Figaro. Le Figaro qui, du coup, constatant que le service minimum n’est pas autorisé dans ce domaine des transports, affirme « qu’il est grand temps de reconsidérer le droit de grève. »

Johnny est partout

Enfin, Johnny est toujours à l’affiche, du moins dans les journaux. Dernière information en date délivrée par Le Parisien : le chanteur aurait été « victime d’une infection nosocomiale », donc contractée à l’hôpital, qui aurait pu être « mortelle, à quelques heures près… »

En tout cas, Johnny Hallyday est désormais tiré d’affaire. Et Le Canard Enchaîné dénonce « le grand délire » auquel on assiste dans les médias depuis mercredi dernier. « Avalanche de couvertures et de gros titres (même au Canard !), reconnaît-il. Envoyés spéciaux et correspondants permanents sur place. »
Et pendant ce temps, les américains, sidérés, qui se demandent : mais c’est qui ce Johnny ?

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