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Chronique des matières premières

L’OPEP savoure les efforts menés en 2009

Audio 01:59

Les membres de l’organisation des pays exportateurs de pétrole se retrouvent mardi 22 décembre 2009 en Angola pour leur dernière réunion de l’année. Une réunion sans grand enjeu, les quotas devraient rester inchangés.

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Oui, quand une stratégie s’avère gagnante, ce n’est pas le moment d’en changer. Aujourd’hui l’OPEP peut d’abord se féliciter d’avoir atteint l’objectif qu’elle s’est fixée il y a un an : ramener le cours du pétrole dans la fourchette des 70/80 dollars le baril. C’est mission accomplie. A la mi-juin, le marché a repassé la barre des 70 dollars.

Le cartel qui avait entériné une réduction historique de sa production de plus de 4 millions de barils par jour il y a un an a d’abord impressionné par sa discipline. Sur les six premiers mois de l’année, les quotas fixés à 24,8 millions barils jour ont été largement respectés. Ensuite la bonne volonté des producteurs s’érode. Les plus fragiles sur le plan économique, l’Equateur, le Venezuela, le Nigeria et l’Iran sont naturellement les moins bons élèves de l’organisation. Mais les cours n’en souffrent pas trop. En partie grâce aux efforts des membres les plus appliqués du cartel, en partie à cause de l’anémie du billet vert.

Depuis deux mois, le baril navigue dans la fourchette idéale. L’OPEP, qui s’est révélée totalement impuissante quand le marché s’est enflammé au-delà des 100 dollars le baril, a démontré cette année qu’elle a encore le pouvoir de le redresser.

Maintenir en 2010 le cap atteint au troisième trimestre sera périlleux. La rechute est un risque réel. D’abord parce que la demande ne sera plus soutenue par les plans de relance. Ensuite parce que les stocks vont peser de plus en plus lourd sur les marchés. Et l'OPEP, qui a déjà du mal à suivre les quotas qu'elle se fixe, ne peut rien contre les ambitions des autres producteurs. Notamment la Russie devenue il y a quelques mois le premier producteur de pétrole.

Comme d’habitude, Moscou envoie un observateur à la réunion de l’OPEP mais se gardera bien d'appliquer les directives du cartel. Son potentiel de hausse est toutefois limité, vu le sous-investissement chronique dans le secteur pétrolier. C'est donc bien en son sein que le cartel devra continuer à œuvrer en 2010 pour maintenir sa rente pétrolière.

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