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Revue de presse Afrique

A la une: un militaire nommé Premier ministre à Madagascar

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Cette nomination fait la Une des deux grands quotidiens malgaches, ce matin: L'Express et Midi Madagascar . Midi Madagascar revient -dans le détail- sur la carrière du colonel Camille Vital. Avant d'être nommé premier ministre, il était -dans le civil- président de la chambre de commerce et d'industrie de la ville de Toliara dans le sud ouest de la Grande Ile. Il travaillait aussi pour une entreprise de gardiennage et de sécurité qu'il a fondée dans cette même ville. Côté militaire, il a été -entre autres- chef de corps du premier régiment de la région militaire toujours de Toliara. Et c'est justement cette carrière dans l'armée qui a visiblement intéressé Andry Rajoelina.

«L'idée d'un gouvernement militaire, nous apprend L'Express, était dans l'air depuis 3 semaines.» Les responsables politiques en ont longuement discuté. Mais à la fin de la semaine dernière, surprise, c'est finalement une femme, une civile, qui est d'abord nommée chef du gouvernement : Cécile Manohorante qui aura fait un passage express aux affaires. Elle sera restée en tout et pour tout 2 jours à son poste. L'objectif pour les autorités avec cette première nomination était de «gagner du temps avant de revenir à l'option militaire» et à la nomination donc du colonel Camille Vital.

Camille Vital : « un rassembleur et un fonceur »

Cet officier, détaille L'Express, est «réputé pour sa qualité de rassembleur». «Il est aussi perçu comme un fonceur.» Avec lui, Andry Rajoelina veut «envoyer un message fort à l'opposition». Il veut «neutraliser les actions des mouvances des 3 anciens présidents» qui évidemment ne vont pas se laisser faire aussi facilement.

Ce dimanche 20 décembre donc, les mouvances Ravalomanane, Rastiraka et Zafy ont rejeté la nomination du colonel Camille Vital. Nomination jugée illégale puisqu'elle s'est faite de manière unilatérale. Les 3 mouvances n'ont pas été consultées. Elles ont donc décidé de faire définitivement bande à part et de former de leur côté leur propre gouvernement.

Dernière information toujours à propos de la Grande Ile, après la nomination d'un officier à la tête du gouvernement, le président de la Transition devrait maintenant se choisir un vice président. Et celui-ci, d'après L'Express, devrait être issu -cette fois- des rangs de la gendarmerie.

L'autre grand sujet à la Une de la presse du continent, ce lundi, est l'échec du sommet de Copenhague. Joseph Kabila, le président de la République Démocratique du Congo, avait choisi notamment de ne pas se rendre à cette grande conférence sur le climat. « Il a eu bien raison » s’exclame aujourd'hui Mankenda Voka, journaliste à L'Obersvateur , quotidien congolais.

« Copenhague accouche d’une grosse souris »

Le journal lui avait pourtant demandé de faire le déplacement. Mais «Kabila aurait alors effectué un voyage inutilement couteux et épuisant pour un résultat (...) proche de zéro». Il a donc bien fait «de ne pas nous écouter» écrit Mankenda Voka puisque «Copenhague -et c'est le titre de l'éditorial- a accouché d'une grosse souris». Et encore «grosse souris» c'est peut-être un peu trop élogieux en tous cas pour Le Pays  qui parle d'un résultat «plus petit encore». Le quotidien du Burkina Faso a préféré au rongeur l’image d’un insecte, «un charançon» précisément.

L'Observateur  , un autre journal de Ouagadougou, a lui choisi 3 adjectifs pour cet accord de Copenhague : «décevant, affligeant, consternant». Le texte final -je le rappelle- ne contenant aucun engagement chiffré en termes de réduction d'émissions de gaz à effet de serre. Il se contente juste, pour L'Observateur, «de réaffirmer la nécessité de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés».

Le Pays -du coup- tente d'expliquer les raisons de cet échec cuisant. Elles sont finalement assez simples et résumées ainsi par le quotidien :«l'égoïsme, l'hypocrisie et le difficile contexte international». Car pour le Pays, le résultat aurait «été très différent si cette réunion s'était tenue 3 ans avant ou après la récession économique mondiale».

Dans ce fiasco, ce sont les pays riches qui ont été pointés du doigt. Pour autant, les pays pauvres ont aussi une grande part de responsabilité. C'est en tous cas l'avis de L'Observateur -cette fois- en République Démocratique du Congo. Les pays pauvres ont été«incapables de parler d'une même voix». Résultat, il y aura au moins un enseignement positif à tirer de Copenhague : la conférence aura permis « aux pauvres de prendre conscience que dans la désunion, ils n'obtiendront jamais ce qu'ils attendent des pays riches».

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