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Chronique des matières premières

Le rétablissement des matières premières industrielles : un miracle chinois

Audio 01:53

L’économie mondiale est encore convalescente tandis que les marchés de matières premières terminent l’année en beauté. La plupart ont retrouvé l’élan brisé en 2008.

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C’est particulièrement vrai pour les matières premières industrielles. En moyenne, les marchés des non ferreux ont gagné plus de 80% en un an. Près de 50% pour les matières premières énergétiques - pétrole, gaz et charbon confondus - ou encore près de 30% pour les métaux précieux. Les prévisions des plus optimistes sont de loin dépassées.

Si l’on se remémore les perspectives de la fin de l’année 2008, ce rétablissement relève même du miracle. Du miracle chinois. Car cette année encore et cette année plus que les autres, Pékin a été le chef d’orchestre de la demande en ressources naturelles et de la hausse des cours qui en découle. En achetant des quantités massives de métaux, de soja, et même d’or puisque la Chine a détrôné l’Inde, premier consommateur de métal jaune depuis des temps immémoriaux.

Au premier semestre, c’est grâce au plan de relance concocté par Pékin que les Chinois ont restocké à bon prix. Il y a encore des sceptiques pour ne discerner qu’un mirage dans ce miracle chinois. Voire un rideau de fumée. Mais pour l’instant la fumée qui sort des usines de l’atelier du monde a surtout fait de la Chine le plus grand pollueur de la planète avec les Etats-Unis. Un statut que seul un cycle ininterrompu de croissance à deux chiffres lui a permis d’atteindre en trente ans quand les pays développés ont mis deux siècles à parvenir à ce stade avancé de développement industriel et de destruction de la planète.

Cette écrasante domination de la Chine sur les marchés de matières premières a été salutaire pour leur rétablissement, elle a aussi son revers. Les marchés comme les Etats producteurs dépendent de plus en plus de la santé de l’économie chinoise. La Chine est en passe de remplacer le Japon comme premier partenaire commercial de l’Australie. Une position qui suscite au moins autant d’espoir que d’angoisse à Canberra où l’on redoute une main mise chinoise sur les richesses du sous-sol.

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