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Revue de presse Afrique

A la Une : le rapport accablant de la commission des Nations Unies sur les violences en Guinée Conakry

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C'est le journal Le Monde qui s'est procuré en premier ce rapport et qui en a publié de larges extraits. Une lecture qui met vraiment très mal à l'aise. Le rapport revient en détail sur les atrocités commises par les militaires et les militants pro-Camara à partir du 28 septembre à Conakry. Tout ce qui est notamment violences sexuelles à l'encontre des femmes est juste insupportable.

Cette lecture -pour le journal Le Pays  au Burkina- donne «la nausée». Avec ce rapport «on mesure l'ampleur du désastre: plus de 150 macchabées et des viols d'une fureur inouïe».

Crime contre l’humanité

Pour la commission des Nations Unies, ce massacre de Conakry relève du «crime contre l'humanité». Les 3 rapporteurs réclament -en conséquence- la saisine de la cour pénale internationale pour juger les coupables qui sont nommés : Moussa Dadis Camara (le chef de la junte) en premier lieu ainsi que d'autres hauts responsables du CNDD.

«Ils doivent aller devant la CPI» titre le site d'informations Guinée News  . Or pour le moment, le capitaine Camara est toujours hospitalisé à Rabat après une tentative d'assassinat le 3 décembre dernier. «Tout doit donc être fait, écrit Alain Frachon, l’éditorialiste du Monde, pour convaincre les autorités marocaines de le mettre à la disposition de la justice internationale. En espérant ainsi dissuader tout nouveau candidat à l'exercice sanguinaire du pouvoir en Guinée.»

Après la Guinée, direction Madagascar «où le processus de paix vole en éclats» titre le journal Le Monde . Andry Rajoelina -pour Le Pays  à Ouagadougou- «s’essuie les pieds sur les accords de Maputo et l'acte additionnel d'Addis-Abeba ».

« Retour à la case départ » à Madagascar

Il a décidé de faire «cavalier seul». La cohabitation avec les autres mouvances -pour Midi Madagascar - «est définitivement écartée». Conséquence : c'est le «retour à la case départ dans la recherche de solution à la crise politique.»

Cette crise pourrait prendre d'ailleurs une tournure très délicate ce mardi.«Risques d'affrontements» titre en Une de Midi Madagascar . Andry Rajoelina -je le rappelle- a démis le premier ministre de consensus Eugène Mangalaza de ses fonctions et a nommé à sa place un militaire, le colonel Camille Vital.

Il a aussi prévenu que toute réunion du Parlement (Parlement inscrit dans les accords de Maputo) serait considérée comme illégale. Or les 3 mouvances ont bien l'intention de se rendre au Congrès. Elles se sont données rendez-vous ce mardi matin d’après le quotidien malgache.

Conséquence, les forces de l'ordre ont été placées en état d'alerte. Et l'on craint évidemment les débordements, «un nouvel accès de fièvre politique» qui viendrait encore un plus enfoncer l'économie de la Grande Ile. Mais les Malgaches sont «fatigués» par cette crise qui n'en finit plus.«Que les politiciens respectent au moins la période des fêtes» implore -du coup- l'éditorialiste de Midi Madagascar. La population a plus que jamais besoin de calme et de sérénité en cette fin d'année.

«Tandja restera »

On en vient maintenant à cette date symbolique eu Niger : le 22 décembre. « Ca ne vous rappelle pas quelque chose? » interroge L'Observateur . Petit indice : «cela concerne un chef d'Etat dont le mandat légal arrive à expiration aujourd'hui même». En effet, «s'il n'avait pas substitué la constitution de 1999 par celle taillée sur mesure du 4 août 2009, Mamadou Tandja serait -ce mardi- en train de faire son paquetage pour quitter le palais présidentiel qu'il occupe depuis 10 ans» d’après Le Pays.

Mais l'homme fort de Niamey s'est maintenu au pouvoir. En dissolvant d'abord le Parlement ainsi que la Cour constitutionnelle. En organisant ensuite un referendum grâce auquel son mandat a été rallongé de 3 ans. Mamadou Tandja a aussi obtenu le droit de pouvoir se représenter aux élections présidentielles.

L'opposition -elle- a longtemps manifesté contre ce qu’elle appelle «un coup de force institutionnel». Mais, ce lundi 21 décembre pour la première fois, un dialogue s'est ouvert avec le pouvoir sous l'égide de la CEDEAO. D'après Le Pays, conséquence, il ne devrait pas y avoir de nouvelles manifestations ce mardi. Peut-être une paralysie de certaines entreprises ou administrations.

Le site internet nigérien Tamtam Info rapporte que les 7 centrales syndicales du pays ont appelé à la grève générale ce mardi. Elles réclament des augmentations de salaire dans les secteurs public et privé. Mais donc globalement -d'après Le Pays- «la date butoir, le 22 décembre, passera tranquillement et Tandja restera».

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