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Chronique des matières premières

Les prix du riz sont stables alors que les autres céréales flambent

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La stabilité des cours mondiaux de riz rassure les pays importateurs qui voient leur facture alimentaire exploser. A 535 dollars la tonne aujourd'hui, le prix du riz thaï, qui fait référence sur le marché mondial, est moitié moins élevé que lors de la flambée de 2008 ! Contrairement aux cours du blé et du maïs qui ont progressé de 50 % en un an sur le marché américain sans parler du marché européen, le prix du riz a même baissé de 13% en 2010 ! Le petit grain blanc n'a pas non plus connu de catastrophe climatique aussi dramatique que la sécheresse dans le grenier à blé des pays de la mer Noire. La production mondiale de riz en 2010 est même en hausse de 2,6 %, principalement grâce à une excellente production indienne.

On a bien craint les conséquences des inondations dans les rizières du Pakistan cet été, puis en Asie du Sud-Est en octobre et novembre. D'ailleurs les prix ont, à ce moment-là, relevé la tête mais finalement les dégâts ont été limités. En Thaïlande, le premier exportateur mondial, l'eau accumulée dans les barrages a même permis aux paysans de replanter bien vite une récolte secondaire dont l'abondance compensera les pertes antérieures. En mars, le Vietnam mettra sur le marché sa propre récolte principale de riz, et elle s'annonce encore plus généreuse que l'an dernier. Quant au Cambodge, il cherche à vendre de plus en plus de riz à l'étranger. L'offre est donc plutôt confortable.

En revanche, les stocks thaïlandais, qui étaient pléthoriques en début d'année dernière, ont fondu. Et l'Inde, malgré l'ampleur de ses réserves n'est pas sur le point de les libérer sur le marché mondial, trois ans après l'instauration d'un strict embargo sur ses exports. Il ne faudrait donc pas qu'il y ait de grosse surprise du côté de la... demande. Pour l'instant le plus gros importateur de riz au monde, les Philippines, annonce que ses achats de riz seront divisés par deux cette année. Mais on n'est peut-être pas à l'abri d'une surenchère sur les prix, comme le Bangladesh vient de le montrer en achetant 250 000 tonnes de riz vietnamien à un tarif beaucoup plus élevé que celui du marché pour couvrir, à tout prix, ses besoins.

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