Accéder au contenu principal
Grand reportage

La France extrait du pétrole

Audio 19:01
Pompes à balancier à Chaunoy.
Pompes à balancier à Chaunoy. (Photo : Vermilion REP SAS)

La reprise économique dans le monde rime souvent avec la hausse des prix du pétrole. Aujourd’hui, les producteurs tablent sur les hydrocarbures non conventionnels. L’envolée des cours a rendu leur exploitation rentable. On creuse aussi le sous-sol français. Les grandes compagnies pétrolières, comme les petites, chacun y trouve son bonheur.

Publicité

Le pétrole français n’est pas un secteur stratégique à l’échelle du pays, mais c’est une industrie qui rapporte et qui nourrit d’autres branches, comme le parapétrolier.

Actuellement 900 000 tonnes de brut par an sont produites en France. La production nationale est partagée principalement entre quatre opérateurs : Vermilion (46%), Total France (25%), Lundin (16%) et Toréador (5%). Selon le dernier rapport sur l’industrie pétrolière et gazière du ministère de l’Ecologie, on observe une augmentation de l’exploration sur le territoire français, alors que la production reste plutôt stable. En 2009, en pleine crise économique, les dépenses d’exploration se situaient autour de 34 millions d’euros. De nouveaux permis de recherche sont attribués. Certains champs « matures », c’est-à-dire exploités depuis des années, sont optimisés pour produire encore (comme le site de Vermilion à Chaunoy), d’autres en revanche subissent une reconversion (comme le site gazier de Total à Lacq) pour réussir leur réindustrialisation.

Les hydrocarbures non conventionnels

Ce sont surtout les hydrocarbures non conventionnels que l’on recherche aujourd’hui. Si l’on comparait le bassin parisien à un évier, les roches qui le forment ressembleraient à une pile d’assiettes. Ce sont des roches sédimentaires : des grès, des calcaires ou des argiles. Et c’est là qu’on va chercher le pétrole ou le gaz non conventionnel. Car voilà bien le nouveau thème de recherche minière en France. On distingue le « tight gas », le gaz piégé dans la roche réservoir, du « shale gas » et du « shale oil », le gaz et l’huile d’argile (ou de schistes) produits directement dans la roche mère. Il y a enfin le « CBM » le gaz piégé dans le charbon.

L’exploration est en marche

Dans les pays industrialisés les hydrocarbures représentent 80% du bouquet énergétique de consommation. Le pétrole, c’est d’abord le transport qui en a le plus besoin ; viennent ensuite le chauffage, l’industrie et la pétrochimie. La petite molécule de pétrole est transformée en matière plastique, en engrais et même en vêtements. Il faut évidemment chercher d’autres sources d’énergie, mais on aura encore longtemps besoin de pétrole.
La question est : où et comment le chercher à moindre coût et en diminuant les risques ? Mais c’est un tout autre débat, qui s’ouvre à peine…

Cliquez sur l'image pour ouvrir le diaporama

 

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.