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Chronique des matières premières

Sandy fait s'envoler le prix des produits pétroliers

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Vents violents sur une autoroute de l'Etat de New York, le 29 octobre 2012.
Vents violents sur une autoroute de l'Etat de New York, le 29 octobre 2012. REUTERS/Keith Bedford

L'ouragan Sandy a moins d'impact sur le prix du pétrole brut, en baisse à New York, que sur celui de l'essence et du fioul, les produits raffinés, en forte hausse.

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Lorsque les ouragans frappent la région du golfe du Mexique, comme c'est souvent le cas à la fin du printemps, les cours du pétrole grimpent parce que c'est une région importante de production de brut, et qu'alors, les plateformes en mer au large de la Louisiane sont à l'arrêt ou endommagées. La production américaine de pétrole se fait alors plus rare et donc plus chère.

Mais l'ouragan Sandy vise le nord-est des Etats-Unis. Ce n'est pas une zone majeure de production de brut mais plutôt de raffinage. Ce sont ces installations de raffinage qui vont être en partie immobilisées par précaution, voire détruites par l'ouragan, ou privées de courant. Leur demande de pétrole va donc fatalement baisser : c'est pourquoi les cours du brut se sont affaissés hier dans les échanges boursiers, réduits à leur expression électronique, à New York.

En revanche, les volumes d'essence, de diesel, de kérosène et de fioul disponibles vont chuter, dans la région des Etats-Unis, entre New York et Washington, qui en consomme le plus : plus de 5 millions de barils par jour. C'est pourquoi les prix des produits raffinés étaient à la hausse avant même que Sandy ne touche les côtes américaines, et cela pourrait durer, si les dégâts sur les raffineries sont importants, si les oléoducs qui les alimentent sont endommagés, et si les importations de produits raffinés en provenance d'Europe sont elles aussi impossibles en cas de dégâts dans les ports, qui empêcheraient les tankers d'accoster. D'autant que le niveau des stocks de produits raffinés est extrêmement bas aux Etats-Unis depuis des mois, contrairement aux réserves de brut américaines.

Bien sûr, pendant quelques jours, la consommation d'essence ne sera pas celle qu'elle aurait dû être en l'absence de tempête : les automobilistes vont rester chez eux par précaution, mais celle de fioul est en forte hausse avec l'entrée dans l'hiver. Au-delà des premiers jours, l'importance de la pénurie de produits pétroliers, aux États-Unis, dépendra de l'ampleur des destructions.

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