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Revue de presse française

A la Une : le retour en force du «Hollande bashing»

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Depuis le début de l’année, on les avait presque oubliées, ces unes virulentes contre François Hollande. A l’automne dernier, le président avait essuyé la mitraille des hebdomadaires lui reprochant, qui sa mollesse, qui son manque d’envergure. Mais c’est auréolé de son succès militaire au Mali que le chef de l’Etat avait débuté 2013. Avec le printemps, il est de retour, le « Hollande bashing », cette pistolétade de titres ultracritiques à l’égard du président français.

Le Mali perdu de vue, à la lecture des magazines français cette semaine, c’est à se demander si « Hollande le guerrier » a jamais existé.

Sans participer à la curée, Le Nouvel Observateur, qui n’avait jusqu’ici jamais rationné son soutien au chef de l’Etat, s’interroge pour la première fois sur « l’étrange jeu du président Hollande », dont Le Nouvel Observateur pointe « l’absence d’autorité ».

Avec L’Express, le ton monte de plusieurs crans. Le journal, en une, baptise le chef de l’Etat « Monsieur faible » et dépeint un président « ballotté (…) débordé (…) impuissant à installé la social-démocratie ».

Mais l’hebdomadaire qui se déchaîne cette semaine, c’est Le Point, avec cette irrévérencieuse question posée en couverture sur le visage souriant du président : « Pépère est-il à la hauteur ? » ! En son temps, la presse avait baptisé l’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy « l’hyperprésident ». Pour Le Point, au contraire, François Hollande dirige « l’hypoprésidence ». D’un préfixe l’autre, d’un augmentatif à un diminutif, le journal glisse donc dans le familier « Pépère ». On craint déjà la suite.

France : vent mauvais

Sans les ravages de l’affaire Cahuzac, il est probable que les journaux français n’auraient pu pousser aussi loin le bouchon. Etant rappelé que l’ex-ministre du Budget a fini par avouer disposer d’un compte bancaire en Suisse transféré à Singapour, confessant ainsi ses mensonges à la nation, à l’Etat, comme à son chef, il n’est guère étonnant que Le Nouvel Observateur admette que la gauche soit ainsi « piégée par l’argent ». Et que l’hebdomadaire d’extrême-gauche Politis ouvre un dossier sur « les socialistes et l’argent », ces « copains de classe puis copains de caste », avant de relayer l’appel du Front de gauche à une « grande marche citoyenne pour la VIe République le 5 mai, jour également choisi par les opposants au mariage gay pour manifester dans Paris. On retient déjà son souffle ».

La moralisation de la vie politique, « transparence ou populisme ? », se demande Le Monde. Tandis que les ministres s’apprêtent à publier demain après-midi leur patrimoine personnel consultable « sur http://www.gouvernement.fr/ », prévient en manchette Le Journal du Dimanche, l’exécutif « envisage de mettre fin » à la « réserve parlementaire », cette enveloppe de 130 000€ attribués à chaque député et sénateur, croit savoir le confrère. Un système « d’essence clientéliste », qui permet aux parlementaires, selon leur « bon vouloir », de distribuer de l’argent aux associations et projets de leur choix sur leur « terre d’élection », explique le JDD.

Dans L’Humanité Dimanche, le caricaturiste Charb dessine un reporter radio demandant à François Hollande s’il savait. « Je ne savais rien pour Cahuzac », lui répond Hollande. « Non, non, précise le journaliste, ma question est : “est-ce que vous saviez que vous avez été élu président de la République ?” ».

Mais tandis qu’à sa manière, caricatural, l’hebdomadaire communiste participe peu ou prou lui-aussi au « Hollande bashing », Marianne fustige cette semaine la « déroute du journalisme », après que « certains d’entre nous », écrit le journal sans citer de noms, n’ont pas hésité « à propager, à amplifier, à faire exploser » une fausse rumeur sur un soi-disant compte en Suisse qu’était sensé détenir Laurent Fabius. « Rien de vrai, pas le moindre élément ; tout bidon », s’indigne Marianne, qui rappelle que le ministre français des affaires étrangères fut « déjà victime d’une cabale » dans l’affaire du sang contaminé. « La leçon – cuisante – n’aura servi à rien », regrette le journal.

Droite française : le bucher des vanités

Affaires à gauche, affaires à droite, avec, ce matin, une nouvelle histoire de sondages. Et cette fois-ci, c’est l’ancien premier ministre François Fillon et plusieurs de ses ministres qui sont visés par une « enquête préliminaire pour favoritisme et détournement de fonds publics » ouverte « en toute discrétion » le 11 octobre dernier par le parquet de Paris et que révèle ce matin Le Parisien Dimanche. Selon le journal, François Fillon, Rachida Dati ou encore Jean-Louis Borloo ont « recouru abusivement à des instituts de sondages et de conseils en communication (…) aux frais des contribuables ». Le Parisien Dimanche cite la société Giacometti-Péron et donne deux exemples : Rachida Dati « commande deux enquêtes pour plus de 60 000 € sur son image auprès de la population et dans les médias » ; et Jean-Louis Borloo est « très préoccupé par la mesure de sa popularité, pour un coût total de » près de 24 000 €.

Venezuela : viva Africa !

Qui héritera d’Hugo Chavez au Venezuela ? Afrique Magazine rappelle l’intérêt « sincère » que nourrissait Hugo Chavez pour l’Afrique. « Il se sentait lui-même afro-descendant, métisse, descendant d’esclave », relève le journal. Afrique Magazine rappelle que Chavez, dans ses discours, évoquait souvent « la madre Africa » (la mère Afrique), pour marquer à quel point il était important pour lui de souligner que l’Afrique était bien « à l’origine de l’homme ».

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