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Revue de presse Afrique

A la Une: triple lynchage à Madagascar et zizanie au PDCI

Audio 04:44
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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Nosy Be, au nord de Madagascar. C’est dans cette île paradisiaque que deux Européens, dont un Français, ont été tués par une foule en colère qui a brûlé leurs corps, les soupçonnant de s’être livrés à un trafic d'organes. Un troisième homme a été lynché jeudi soir dans la même affaire. La veille, deux gendarmeries avaient été attaquées car l’un des suspects y aurait été détenu, et les gendarmes avait tué l’un des émeutiers.

A Nosy Be, les forces de l’ordre ont été confrontées à un «groupe de population qui voulait prendre d’assaut la caserne de la Gendarmerie suite à l’arrestation d’un individu présumé travailler pour un étranger trafiquant d’enfants», résume Madagascar-Tribune

«Les émeutiers (...) ont procédé à une chasse à l’homme contre des «vazaha» (c'est-à-dire les étrangers européens en langue malgache), ce qui a abouti à la mort de deux ' vazahas'», déclare un gendarme dans Afriquinfos.

«Une émeute vire en chasse aux gendarmes», s’effare L’Express de Madagascar. Le journal cite un général de gendarmerie qui parle de «300 personnes en furie» ayant attaqué le camp et qui affirme que les gendarmes se sont défendus «avec une grenade offensive et à coup de bombes lacrymogènes suivis de tirs à balles à blanc». Mais L’Express de Madagascar cite aussi des informations recueillies auprès du médecin-inspecteur du district de Nosy Be, selon lesquelles un «jeune homme de 20 ans» a été «frappé d’une balle perdue». Il «a été tué sur le coup». Le confrère rapporte également que des «incendies criminels» ont été allumés et qu’à l’extérieur de la caserne, «six logements de gendarmes et une épicerie dont la propriétaire est l'épouse d'un élément de la brigade de Nosy Be, en ont été les cibles. Dans la foulée, le fokonolona a mis le feu à un camion appartenant à un gendarme», étant précisé qu’à Madagascar, le fokonolona est une communauté villageoise.

Côte d’Ivoire : zizanie au PDCI

En Côte d’Ivoire, le 12ème Congrès du PDCI s’est ouvert hier à Abidjan. Le congrès du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire, c’est «incontestablement l’événement politique de l’année», lance L’Eléphant Déchaîné. C’est le congrès «de tous les dangers», sous la présidence du «jeune Bédié, 79 bougies au compteur». Et donc, dimanche, à l’issue de cette grand-messe, le «renouveau, le rajeunissement et la renaissance» du PDCI seront incarnés par un «homme nouveau et âgé seulement de… Le suspens est inhumain», raille le journal satirique ivoirien.

La messe est-elle dite ? Pas sûr. Comme nous le soulignions ici-même hier, il y d’autres prétendants au fauteuil de Bédié. Parmi eux, le député Kouadio Konan Bertin, dit KKB, qui fait la Une du quotidien Soir Info ce matin, car un «indicent» l’a opposé au protocole du parti à l’ouverture du congrès.

KKB dont Jeune Afrique résume le lignage. «Né dans le sud de la Côte d’Ivoire d’une mère dida et d’un père baoulé (planteur de cacao), (KKB) parle volontiers de sa demi-sœur bétée et de sa femme mi-apollo, mi-agnie». «Je suis le fruit d’un métissage ivoirien et j’ai des liens très fort avec ce pays», rappelle dans le site Internet de l’hebdomadaire panafricain le toujours président de la jeunesse du PDCI.

Côte d’Ivoire : l’énigme électorale du sphinx de Daoukro

Le congrès s’est ouvert avec le discours de son président Henri Konan Bédié. A cette occasion, le président du PDCI «a vidé son sac (…) tout le monde a été servi », souligne Le Nouveau Réveil, quotidien proche du PDCI. Entre autres sujets abordés par Aimé Henri Konan Bédié dans son discours, l’élection présidentielle de 2010. «Le rang que j’ai occupé au cours de la présidentielle n’était pas le mien», a-t-il lancé à la tribune, relève Le Nouveau Réveil.

«Bédié conteste les résultats de la présidentielle 2010», titre en une le quotidien indépendant L’Inter.

Bédié soutient «avoir été spolié de 600 000 voix au premier tour de l’élection présidentielle de 2010», s’étonne en écho Le Nouveau Courrier. Or Bédié «ajoute qu’en pareille circonstance, la meilleure voie indiquée pour régler cette problématique était le recomptage des voix mais qu’il a préféré se taire pour éviter d’être taxé de mauvais perdant. Surprenant. Même s’il intervient maintenant comme un médecin après la mort, l’aveu est de taille», souligne le quotidien proche de l’ex-président Laurent Gbagbo. «Pendant la période cruciale de la crise où le président Gbagbo proposait le recomptage des voix, pourquoi Bédié ne l’a-t-il appuyé s’il estimait que c’était la voie royale pour résoudre pacifiquement l’imbroglio électoral ?, s’interroge Le Nouveau Courrier. Toute chose qui aurait pourtant eu l’avantage d’éviter la guerre faite à la Côte d’Ivoire et de sauver des milliers des vies».

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