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Aujourd'hui l'économie

«Black Friday» aux Etats-Unis, la Bourse voit l'économie en rose

Audio 03:23
Sur la 5e Avenue à New York, le 13 novembre 2013.
Sur la 5e Avenue à New York, le 13 novembre 2013. REUTERS/Carlo Allegri

C'est un vendredi... noir aujourd'hui aux Etats-Unis. « Black Friday », c'est comme ça que les Américains ont baptisé cette grande fête annuelle de la consommation. Au lendemain de Thanksgiving, les grands magasins rivalisent d'offres promotionnelles pour attirer le maximum de clients. C'est donc un rendez-vous très important pour l'économie américaine.

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C'est tellement important ce lancement officiel des courses de fin d'années que les bourses comme beaucoup d'entreprises ferment, histoire de laisser la Nation américaine fêter dignement Thanksgiving pour s'adonner ensuite à sa passion favorite, la consommation. Pour vous donner une idée de cette orgie de dépenses, on estime qu'en un jour les familles américaines dépenseront plus de 600 milliards de dollars, c'est-à-dire l'équivalent du Produit intérieur brut annuel de la Suisse.

Les ventes du jour scellent parfois le destin d'une boutique, si elle ne fait pas suffisamment de chiffre d'affaire ce jour là, elle pourrait définitivement baisser le rideau à la fin de l'année.

Cette année à l'échelle du pays, on s'attend à un vendredi noir... en rose, car les ventes devraient augmenter de 4 % par rapport à l'année dernière. Les dépenses devraient cette année enfin dépasser celles de 2008.

Un nouveau signe tangible de reprise ?

Si les pronostics sont confirmés, ce sera une manifestation éclatante de la reprise. D'autant plus qu'avec les frayeurs de septembre quand la bagarre sur le budget entre les républicains du Congrès et la Maison Blanche a ralenti l'économie, les prévisionnistes redoutaient un impact négatif sur les ménages. Mais contre toute attente, leur moral est au beau fixe, il est même remonté d'après le baromètre publié par l'Université du Michigan.

L'autre bonne surprise de la semaine qui valide le sentiment de la reprise aux Etats-Unis, c'est le recul des inscriptions hebdomadaires au chômage.

Enfin, tandis que les experts scrutent l'économie réelle pour y détecter les signaux d'embellie, les marchés baignent eux dans l'euphorie. La semaine dernière, le Dow Jones a passé pour la première fois le cap des 16 000 points et cette semaine le Nasdaq, le marché des valeurs technologiques, s'est illustré en crevant le seuil des 4 000 points. Un niveau infranchissable depuis septembre 2000, c'est-à-dire depuis l'éclatement de la bulle internet.

Est-ce qu'il y a un risque de surchauffe sur les marchés américains ?

C'est vrai que la progression de la Bourse est excessive au regard des performances de l'économie américaine. Elle croit beaucoup plus vite que les profits des entreprises américaines. Cette déconnexion devrait durer au moins aussi longtemps que la politique accommodante de la Banque centrale américaine. Car c'est l'assouplissement monétaire de la Réserve fédérale qui nourrit la croissance exubérante des marchés. Les 85 milliards de dollars que la Fed injecte chaque mois dans l'économie inondent les marchés. Et ça a du bon, cela permet aux sociétés comme Twitter de lever facilement des capitaux.

Mais quand la Banque centrale commence à alléger son dispositif, la correction parait inévitable. Janet Yellen qui prendra la tête de la fed en 2014 devra donc accomplir cette manoeuvre avec la plus grande délicatesse pour éviter un atterrissage trop brutal des marchés. Car cela pourrait bien vite figer cette reprise célébrée aujourd'hui à grand renfort de promotions.

 

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