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Aujourd'hui l'économie

L’égalité homme-femme au travail, encore du boulot !

Audio 03:30
Janet Yellen (D) félicitée par Barack Obama lors de sa nomination à la tête de la Réserve fédérale
Janet Yellen (D) félicitée par Barack Obama lors de sa nomination à la tête de la Réserve fédérale REUTERS/Jonathan Ernst

Ce samedi 8 mars est célébrée la Journée mondiale des droits de la femme. Malgré une plus grande visibilité dans la sphère économique, le plus dur reste à faire : modifier des habitudes culturelles.

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Les femmes sont de plus en plus puissantes. La nomination de Janet Yellen à la présidence de la Réserve fédérale, de la Française Daniele Nouy et de l'Allemande Sabine Lautenschläger à la BCE ont accéléré la féminisation aux postes de commande de l'économie mondiale. C'est aussi une femme qui dirige depuis quelques mois la Banque centrale russe. Dans le monde, 4 emplois sur 10 sont occupés par des femmes sauf qu’au sommet de l’échelle, du pouvoir comme des salaires, ce sont toujours les hommes qui dominent.

 En France par exemple, une femme gagne en moyenne 25 % de moins qu'un homme, en partie parce qu'elles sont plus nombreuses sur les temps partiels ou parce qu'elles sont moins présentes dans les fonctions d'encadrement qui offrent les meilleurs salaires, mais aussi parce que les disparités pour des postes équivalents perdurent. Si Lehman Brothers avaient été «Lehman Sisters», la crise aurait eu un tout autre impact, a écrit la patronne du FMI, en plaisantant qu'à moitié seulement. Car Christine Lagarde est convaincue que la participation accrue des femmes au marché du travail est bonne pour la croissance. Le Japon par exemple, a tout intérêt à favoriser le travail des femmes pour rééquilibrer les comptes sociaux lourdement déficitaires à cause du vieillissement de la population.

Est-ce qu’il y a une corrélation entre le niveau de développement d’un pays et la présence des femmes dans l’économie ?

Pas nécessairement. Au sein de l’OCDE, le club des pays développés, les plus avancés en matière de parité homme-femme sont les Scandinaves, Norvège en tête selon l’indice de PWC qui prend en compte les écarts de salaire et la participation à la population active. Les États-Unis, le pays le plus riche du monde, n’ont jamais fait partie des 10 premiers, ils sont 16e seulement en 2013. L’enquête sur les femmes en entreprise réalisée par le cabinet Grant Thornton’s (dans 45 pays représentatifs de la planète) révèle par ailleurs que les pays émergents offrent plus d’opportunités aux femmes que les pays développés. Selon leur dernier rapport, 30 % des postes d’encadrement supérieur sont féminins dans les Brics et pays assimilés, contre 20 % seulement dans les pays du G7. Globalement ces pays qui ont mis les bouchées doubles pour améliorer leur niveau de vie ont aussi utilisé les talents à leur disposition. Car les filles diplômées sont de plus en plus nombreuses et de mieux en mieux formées, au nord comme au sud.

Existe-t-il une forme de parité homme-femme à l'école ?

Il y a aujourd'hui plus d'étudiantes que d'étudiants dans 93 pays. Et les filles réussissent mieux, elles sont plus nombreuses que les garçons à décrocher une licence ou un master. Les femmes de la «génération Y» ont donc potentiellement plus de chances d'accéder au marché du travail, de faire reconnaitre leurs mérites pour accéder à des postes d'encadrement. Ces chiffres encourageants restent des données statistiques, sans effet contre les habitudes culturelles, y compris dans les secteurs les plus innovants de l'économie. Un exemple dans la Silicon Valley où les start-ups dessinent le monde de demain. D'après le comptage effectué par une geek, seulement 12 % des emplois d'ingénieurs concepteurs sont occupés par des femmes !

 

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