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Atelier des médias

1. La radio face aux défis du numérique

Audio 19:30

Information et journalisme radiophonique à l’ère numérique, tel était le thème d’un colloque organisé par le Grer, le Groupe de recherches et d’études sur la radio, à Strasbourg, les 20 et 21 mars 2014. L'équipe de l’Atelier des médias a assisté à ces rencontres et de présentations.Nous avons pu écouter plus d’une quarantaine de comptes-rendus de recherche ainsi que des débats et des présentations consacrés au média radio. L’émission de cette semaine réunit plusieurs invités présents, lors du colloque, l’occasion de revenir sur les thèmes abordés pendant ces deux jours et tenter d’en tirer les enseignements.

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Comment le numérique a-t-il transformé la production de l’information à la radio ? Les acteurs qui contribuent à cette production ont-ils changé ? L’identité professionnelle des journalistes de radio a-t-elle été modifiée ? Comment écoute-t-on la radio aujourd’hui, et comment va-t-on l’écouter demain ? Ces questions parmi d’autres, étaient au menu du 7e colloque organisé par le Grer, les 21 et 22 mars 2014, intitulé Information et journalisme radiophonique à l’ère numérique. L’équipe de l’Atelier des médias a enregistré publiquement l’émission, diffusée cette semaine, en compagnie des invités présentés ci-dessous. En fin de billet, vous trouverez également l’enregistrement de notre présentation Le paradoxe numérique de la radio.

Christophe Deleu est responsable de l'enseignement radio au Cuej, documentariste et producteur à France Culture. Il est également vice-président du Grer et auteur du livre Le documentaire radiophonique.

En ce qui concerne sa relation au numérique, « la radio semble s'interroger sur le fait même de devoir s'interroger. Là où la presse écrite est en grande difficulté actuellement, la radio n'est pas en difficulté. En France, mais dans d'autres pays aussi, les indicateurs pour mesurer si les gens écoutent ou non la radio ne vont pas dans le sens d'un désintérêt. Il n'y a pas non plus de médias privés qui coulent. Lagardère avec Europe1 ça va bien, RTL aussi. Malgré tout, il y a le numérique qui est là. Et les politiques numériques des radios pataugent pas mal. Il y a eu dans certaines radios un «retard». Il y a eu beaucoup de turn over au sein des équipes dirigeantes des sites web de ces radios. On a recruté tantôt des journalistes de radio, tantôt des journalistes de presse écrite. Il y a eu du tâtonnement, pas de politique éditoriale menée à long terme.

On a l'impression que le son n'a pas sa place sur les sites des radios. Il faut tout faire sauf du son. On part du principe que les auditeurs ne vont pas écouter les sons. On a beaucoup développé les photos et les textes. Mais l'idée de mettre du son, on a l'impression que c'est arriéré. Il y a un problème d'identité pour la radio par rapport au numérique, si on fait du numérique, comment est-ce qu'on le fait sans forcément perdre son identité ? J'ai l'impression que la radio n'a pas la réponse à cette question. »


Laurent Fauré est enseignant au Département des sciences du langage de l'université de Montpellier 3 et chercheur au laboratoire Praxiling du CNRS (Centre national de recherche scientifique). Lors du colloque, il a animé la présentation Regarder la radio, montrer le studio, un usage numérique contre-nature ou dans la continuité de l'agir professionnel radiophonique ?

« La radio a changé de l'intérieur et progressivement. Il nous semble que le meilleur moyen d'analyser ce qu'il se passe aujourd'hui, c'est de voir comment les gens travaillent et comment les gens en parlent en travaillant. Il y a des modifications qui viennent, par le numérique, changer les pratiques et les manières de faire. Et par ailleurs l'univers numérique, en tant qu'univers culturel est en train de modifier les usages, mais aussi la manière dont on parle de la culture et des différents objets du monde, à la radio. En revanche, on peut considérer qu'il reste à changer sans doute le regard sur ce que l'on fait avec des dispositifs qui viennent s'associer à la radio. C'est-à-dire des caméras, mais aussi le fait même de mettre en ligne des données, vidéo ou pas. Qu'est-ce que l'on fait avec ça ? Pour l'instant, c'est un peu produit d'appel, il semble que ça a pu être pensé à un moment donné comme une sorte de volonté de fidéliser un certain public, mais il se peut surtout qu'aujourd'hui ça puisse devenir autre chose. »

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