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Revue de presse française

A la Une: impôts, le doute fiscal

Audio 06:56
AFP

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Devinette : les impôts des Français augmenterons ? N’augmenterons pas ? La semaine dernière à la télévision, le président l’avait dit. Fini, les hausses d’impôts pour « qui que ce soit » à partir de l’an prochain.

Mais hier à la radio, son secrétaire d’Etat au budget a plus que nuancé cette promesse présidentielle. « On ne peut pas graver dans le marbre une situation qui dépend d’un contexte international que nous ne maîtrisons pas », a dit, avant d’être recadré, ce quasi ministre dont le rôle consiste, justement, à équilibrer le budget de l’Etat. Qui croire, et que croire ?

Ces déclarations manifestement dissonantes instillent en effet « le doute », lequel « s’installe » dans les esprits, regrette Les Echos. D’autant plus que cette promesse « marmoréenne » de François Hollande, bucheronne le journal économique, « n’est ni crédible, ni souhaitable », elle l’est « encore moins que les précédentes. Les Français n’y croient d’ailleurs pas ». Impitoyable, le quotidien Les Echos y va donc de son conseil comme de sa remarque à l’attention de François Hollande : « Lorsqu’on préside aux destinées d’un pays, promettre l’impossible est une erreur ».

Impôts : des taxes comme s’il en pleuvait
 
Les autres quotidiens nationaux ne sont pas en reste sur cette vraie polyphonie fiscale. « Tout cela révèle le côté ubuesque et ambigu de ce pouvoir, rehausse L’Opinion. Ubuesque parce que ne craignant pas les couacs les plus insolites. Et ambigu parce qu’il sait que la pression fiscale a atteint un niveau intolérable »

La promesse du chef de l’Etat ? Elle est « déjà démentie », insiste Le Figaro, après la remarque du secrétaire d’Etat au budget. Cette affaire, selon le journal, est un « nouveau coup dur » pour l’exécutif. Que Le Figaro accuse de « duplicité fiscale », car ces temps-ci, « il pleut même des taxes comme à Gravelotte », étant rappelé que cette expression, pleuvoir comme à Gravelotte, fait référence à la bataille de Gravelotte en 1870, où les obus prussiens tombaient à verse sur cette localité de l’est de la France.

Justement. Dans Le Parisien, le patron des patrons s’agace. Pierre Gattaz y dénonce des mesures fiscales qui l’indignent. « On nous parle de pause fiscale depuis six mois, et vlan ! On nous rajoute en permanence des petites taxes dans tous les sens », s’indigne le président du Medef dans Le Parisien.

Impôts : la vérité si je mens
 
Malaise donc. A Paris comme dans le reste de la France. Pour preuve, ce florilège consacré au cafouillage fiscal à la tête de l’Etat : « C’est ce qui s’appelle rayer dans le marbre un engagement à peine gravé par le président ! », énonce La Voix du Nord.
« Que nous dit-on en ce moment ?, s’interroge Le Républicain Lorrain. Tout et son contraire ». « De Charybde en Scylla […] comment ne pas être éberlué par le dernier épisode en date, celui d’hier, qu’on intitulera “la vérité si je mens” et qui a les impôts pour objet ! », se demande Le Télégramme. « Le contribuable n’est pas plus avancé, remarque L’Alsace. Mais, il est, en revanche certain d’une chose : on se moque de lui ».
Cette « glose fiscale », c’est un « galimatias » de propos démentis aussitôt que prononcés, énonce La Montagne. Ou encore ce constat, cruel, de Paris-Normandie : « François Hollande ne parvient pas à tenir ses troupes »…

Ukraine : bruits de bottes

L’Otan « redoute une invasion » en Ukraine, lance en une Le Figaro, et l’ONU une « guerre totale ». Le journal fait grand cas ce matin de la fièvre qui s’est emparé des réseaux sociaux ukrainiens, selon lesquels une offensive séparatiste serait « imminente ». Sur la foi d’un échange téléphonique capté entre deux insurgés, un journaliste annonce même l’attaque « pour dimanche », complète Le Figaro.

Offensive dimanche ? D’importants mouvements de troupes ont en effet été détectés ; l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité en Europe, a confirmé l’arrivée d’équipements militaires en Ukraine ; et l’Otan a affirmé que la Russie était « derrière » ces renforts, note en rafale le quotidien.

Du reste, les combats ont déjà repris de plus belle hier à Donetsk, fief séparatiste de l’Est ukrainien, complète le journal, un regain de tension « d’autant plus inquiétant » que tous les observateurs redoutent « que le conflit ne dégénère ».

Sur place, justement, le journal Libération raconte. « A Donetsk, sur les grands boulevards, on ne compte plus les véhicules banalisés remplis d’hommes armés qui roulent à toute vitesse pour faire la navette entre les QG et la ligne de front. Les chars russes ? Tout le monde en a entendu parler, beaucoup ont assisté aux passages des convois, mais les séparatistes se sont bien gardés de les faire défiler en ville. L’ambiance n’en est pas moins anxiogène », rapporte Libé.

« Bruits de botte en Ukraine ? Alors que les renforts russes déferlent au secours des séparatistes Ukrainiens, les Européens et les Américains ne réagissent pas plus qu’ils n’ont réagit lorsque ces mêmes russes ont envahis Budapest en 1956 pour y écraser l’insurrection populaire, déploreMediapart. Pourtant, l’Histoire nous enseigne que laisser les dictateurs libres de se griser de leur pouvoir ne résoud pas le problème qu’ils posent, mais l’aggrave. Mais occupons-nous des étoiles, c’est plus poétique », grince le site Internet.

Philae : cabrioles spatiales

Le Parisien publie la première photo prise par le petit robot sur ce gros caillou de « Chury ». On y aperçoit un pied de l’engin, et, en arrière plan, une concrétion claire-obscure, la comète. Philae est en position « inconfortable », souligne le journal. « Imaginez-vous faire des expériences scientifiques dans la pénombre, sur une pente quasi verticale avec… une jambe en l’air », résume-t-il. Car la sonde a fait un bond d’environ un kilomètre, puis un autre saut « beaucoup plus court », avant de se stabiliser.

« Quelle fantastique cabriole, clame Libération. Si l’engin a bien “atchourri” pile poil à l’endroit prévu, il ne s’y est pas accroché en raison de la défaillance de ses deux harpons censés l’ancrer. Pis, il a rebondi, il a valsé en une pirouette cosmique », explique à sa manière Libé, qui décrit donc les « galipettes » de Philae.

Qui a fait « l’acrobate » sur la comète, enchérit Le Figaro. La presse ne s’en lasse pas.

 

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