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Revue de presse française

A la Une: Fillon-Jouyet, la guerre est déclarée

Audio 06:56
AFP

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A la manière du train qui siffle dans le western de Fred Zinnemann, Fillon, demain, « attaquera trois fois », lance Le Journal du Dimanche !

Selon l’hebdomadaire, François Fillon, en effet, va, demain, déposer trois plaintes en diffamation contre le secrétaire général de l’Elysée.

Etant rappelé que, dans un livre récent, l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy est accusé par deux journalistes du Monde d'avoir, lors d’un déjeuner avec Jean-Pierre Jouyet, demandé l'intervention de l'Elysée pour accélérer les procédures judiciaires contre Nicolas Sarkozy ; étant également rappelé que ces deux journalistes ont produit un enregistrement sonore d’une conversation qu’ils ont eu avec le numéro deux de l’Elysée sur ce sujet, ce dernier affirme qu’il ne « savait pas qu’il avait été enregistré » par Le Monde. « En tout cas pas pendant la discussion sur le déjeuner Fillon », énonce Le JDD.

Dans cette affaire, les dates ont leur importance. Car c’est en effet le 24 juin que François Fillon a déjeuné avec Jean-Pierre Jouyet, qui fut, rappelons-le, son ministre. Or, dès le jour suivant, soit bien le 25 juin, l’UMP, toujours dirigée par le trio Juppé-Fillon-Raffarin, reçoit une note d’avocat concluant que le paiement par ce parti de droite des plus de 300 000 € de pénalités infligés au candidat Sarkozy, lors de la dernière présidentielle, constitue un abus de confiance.

Le Journal du Dimanche révèle que cette note sur « la question d’abus de confiance » avait en fait été demandée en interne le 20 juin lors d’une réunion animée par des proches d’Alain Juppé et de Luc Chatel puis par mail le 21 juin.

Deux jours plus tard, le 23 juin donc, le triumvirat Juppé-Fillon-Raffarin « s’écharpe sur la question de savoir si le parti doit déposer plainte et y renonce », affirme Le JDD. C’est ce qui s’appelle des petits meurtres entre amis..

Après Compaoré : à qui le tour ?

Cette question, c’est l’hebdomadaire Le Point qui se la pose en substance. « L’éviction » du satrape burkinabè « pourrait donner des idées au reste du continent », prévient le journal. « Tous les autres, là, les présidents qui veulent modifier leur Constitution, on arrive ! », lance dans le journal un certain Abraham Traoré, rencontré dans la rue par l’envoyée spéciale du magazine à Ouagadougou. « La jeunesse burkinabée se veut un phare dans la nuit africaine, énonce Le Point, un guide pour les opprimés du continent, une inspiration panafricaniste et fraternelle ».

Dans les colonnes du Point, voici Serge Bayala, 22 ans, étudiant en lettres modernes, qui anime deux heures de débats quotidiens sur son campus de Kossodo. Cela s’appelle « Deux heures pour nous, deux heures pour l’Afrique ». Tout un programme..

Voici aussi Sams’k Le Jah, reggaeman « ultrapopulaire », cofondateur du mouvement Balai citoyen, en prière sur la tombe de Thomas Sankara.

Voici encore Souleymane Yameogo, secrétaire général du Balai citoyen.

« De là à imaginer une contagion au reste » de l’Afrique, énonce Le Point.

Qui conclue en évoquant le président tchadien. « Comme d’autres autocrates du continent, Idriss Déby doit moins bien dormir depuis le 31 octobre », jour de la chute de Compaoré.

Burkina – Faso : la rue rouge

Comme le clame Courrier International, « La rue africaine (est) gardienne des Constitutions ». L’hebdomadaire cite notamment un article publié par le journal sénégalais Le Populaire, et rédigé par le constitutionnaliste Abdoulaye Dièye. Selon ce professeur de droit à l’Université de Dakar, la rue est en train de devenir « le véritable rempart » contre les révisions constitutionnelles « pour convenance personnelle ». Or la Constitution est « la mère des normes, souligne le juriste sénégalais dans Le Populaire. Il convient de la considérer comme telle et de la protéger ».

Françafrique : le canard était toujours vivant

« La Françafrique bouge encore », lance l’hebdomadaire Courrier International, qui publie, sur ce sujet, un article du magazine américain Newsweek, selon lequel la France « aurait aujourd’hui 10 000 soldats stationnés en Afrique ». Un « fort » engagement qui vise notamment à « renforcer la suprématie française dans une région d’où elle a retiré d’énormes profits et d’où elle espère en retirer autant dans l’avenir », énonce le journal new-yorkais. Dans lequel Jeremy Keenan, professeur à l’Université de Londres, l’affirme sans ambages : « La Françafrique est bel et bien vivante. Ils sont tenus de dire qu’elle est morte, mais elle continue à puer comme un poisson pourri ».

En France aussi, L’Obs évoque, au sujet du Burkina – Faso, « les derniers vestiges de la Françafrique ». Car pendant que le peuple burkinabé « faisait la révolution », la France s’employait à « exfiltrer son vieil ami Blaise Compaoré », observe le magazine.

Balkany : vive l’A-fric !

Pris en photo la main dans la poche (de son veston, s’entend), l’ami de Nicolas Sarkozy trône en une de L’Obs.

L’hebdomadaire invite ses lecteurs à découvrir « le mystérieux magot de Balkany l’Africain ». Lui qui fut l’émissaire officieux de l’ancien président français « est suspecté d’avoir constitué une partie de sa fortune en Afrique ».

Le journal révèle que la République centrafricaine a déposé plainte contre lui, le soupçonnant d’avoir « empoché plusieurs millions de commissions occultes ».

Les représentants en France de la Centrafrique sont en effet « persuadés » que le règlement du litige entre le groupe nucléaire français Areva et le précédent gouvernement centrafricain, suite au rachat en 2007 de la société Uramin et des mines d’uranium de Bakouma, « a entraîné le versement de 40 millions de dollars de commissions », énonce L’Obs, et que Patrick Balkany « en aurait été l’un des bénéficiaires, avec l’ancien président François Bozizé ».

L’hebdomadaire rapporte que, du temps de Sarkozy, Patrick Balkany disposait d’un passeport diplomatique, et qu’il aurait joué les intermédiaires, non seulement pour l’homme d’affaires belge Georges Forrest, mais aussi pour son jeune demi-frère, Julien Balkany, qui est basé à New-York et qui « collabore » depuis plusieurs années avec le groupe parapétrolier Trafigura (qui fut impliqué dans l’affaire des déchets toxiques du navire Probo Koala).

Que va devenir Patrick Balkany ? Selon L’Obs, la validité des dernières élections municipales dans son fief de Levallois, près de Paris, est « examinée de près » par la commission nationale des comptes de campagne, qui doit rendre sa décision « avant la fin du mois ». Suspense insoutenable.

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