Accéder au contenu principal
Chronique des matières premières

Première cotation d'une plantation de cacao

Audio 01:43
Cosses de cacao mûres.
Cosses de cacao mûres. Photo: Rigues/wikimedia.org

Une plantation de cacao du Pérou sera introduite en Bourse dans quelques jours.

Publicité

 

Le mois prochain une plantation de cacao sera pour la première fois cotée en bourse, à Londres sur le marché secondaire (sur l'Alternative investment market, AIM). Et elle sera... péruvienne. C'est la société United Cocoa Limited qui s'est lancée dans l'aventure il y a deux ans en achetant 3500 hectares près d'Iquitos dans le nord du Pérou.

L'entreprise espère par cette introduction en bourse récolter 10 millions de livres sterling, le tiers du capital. Ses dirigeants, des banquiers d'affaires américains et européens, avaient déjà fait appel au marché londonien pour une plantation d'huile de palme de Malaisie au début des années 2000, avant de la revendre à la société malaisienne Felda, engrangeant au passage plus de 100 millions de livres sterling. Aujourd'hui ils misent donc sur le cacao, et sur le cacao latino, à grande échelle.

De précédentes tentatives d'industrialiser les plantations de cacao ont échoué en Indonésie, un problème de racines : « on est allé trop vite », résume Philippe Bastide, chercheur du Cirad. Mais le matériel végétal a beaucoup progressé, souligne-t-il avec son collègue François Ruf.

Clonés, greffés ou bouturés, les cacaoyers d'Amérique latine sont plus petits qu'en Afrique de l'Ouest et donc plus faciles à soigner. Au Pérou, comme en Equateur, le foncier est très accessible, les taxes faibles, la main d'œuvre de la plantation sera salariée, plus facile de s'assurer que les enfants ne travaillent pas dans les plantations, ce que redoutent, pour leur image, les fabricants de chocolat. Au nord du Pérou, United Cocoa évacuera la production de fèves par bateau, sur l'Amazone ; direction l'Atlantique, puis les Etats-Unis ou l'Europe.

La société prévoit de dépenser 900 dollars pour produire une tonne de cacao, revendue actuellement 3000 dollars sur le marché mondial, soit une belle rentabilité si le prix se maintient à ce niveau ! Et c'est fort probable étant donné le déficit de production mondiale annoncé dans les cinq ans à venir par l'Organisation internationale du cacao (ICCO).

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.