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Revue de presse française

A la Une: Hollande, le désenchanteur

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AFP

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Après les départs de Thomas Thévenoud et Aquilino Morelle de l’Elysée, alors que, dans ces circonstances, l’affaire Cahuzac remonte à la surface, le départ forcé du secrétaire d’Etat aux anciens combattants, soupçonné de favoritisme, vient de nouveau accabler un président de la République déjà bien mal en point dans les sondages.

Témoin, celui réalisé par OpinionWay et publié ce matin par Le Figaro, selon lequel 73 % des sympathisants de gauche ne veulent pas que François Hollande se représente à l’élection présidentielle de 2017. 

Selon cette enquête, 81 % des sympathisants de gauche souhaitaient que le Parti socialiste organise quand même des primaires pour désigner son candidat à la présidentielle. Dans ce cas, s’il se soumettait à une primaire, François Hollande serait « largement battu par Manuel Valls ou Martine Aubry », complète Le Figaro. Qui enjoint le chef de l’Etat de ne pas se représenter. François Hollande « devrait se convaincre que sa participation à une éventuelle primaire est tout simplement inenvisageable. Sauf s’il souhaite bien sûr que son mandat s’achève dans le ridicule ».

L’affaire Arif : la République du soupçon

L’affaire Arif, plus les photos à scandale publiées hier, 21 novembre par le journal people Voici, le montrant à l’Élysée avec l’actrice Julie Gayet, il n’en fallait pas davantage pour relancer le Hollande-bashing, cette séquence de commentaires ultra-critiques contre le président.

« Cette fois, en plus d’être lourd politiquement, le coup est rude affectivement pour Hollande, car il touche un de ses plus fidèles, souligne Le Parisien. […] Cette fois, l’affaire est plus grave pour un président qui avait promis une “république exemplaire” ».

« Tout cela nourrit la colère des gens et cette colère, on sait à qui elle profite », se désole un socialiste dans Le Parisien, pensant au Front national. Présidente de ce parti, Marine Le Pen s’est d’ailleurs empressée de réagir, estimant que « chaque mois amène une démission ou un limogeage » et en se demandant s’il « ne faut pas faire une grande opération mains propres », consigne le quotidien.

Libération en convient, en constatant que « la liste des victimes de la “République exemplaire” qu’appelait de ses vœux le candidat Hollande s’allonge. Et qu’elle touche cette fois le président au cœur ».

« À qui le tour ?, interroge ainsi Le Midi Libre. Au fil de son mandat, François Hollande perd, un à un, tous les membres de sa garde rapprochée. Depuis trente mois, exit Cahuzac, Morelle, Ayrault, Thévenoud, et maintenant Arif. Mais aussi Moscovici, Hamon, Montebourg, Filippetti. […] Une sorte de malédiction qui s’acharne sur ce monarque solitaire, incapable de gérer les ego, trahi jusque dans sa salle de bain ».

« Pour Hollande, l’addition commence à être lourde, soupire le journal Les Dernières Nouvelles d’Alsace. À raison d’une défection par trimestre dans son entourage, en moyenne, le jeu de massacre finira par produire plus de parias du hollandisme que de héros ».

« Cette démission d’un “Hollandais pur jus” éclabousse le tout premier cercle du chef de l’Etat, fustige La Charente Libre. […] Elle alimente automatiquement la défiance vis-à-vis d’une classe politique et plus largement des corps intermédiaires où la probité et la primauté de l’intérêt général restent des valeurs à reconquérir ».

Cette affaire vient nourrir le « climat déliquescent de rejet du politique », se lamente aussi Le Courrier Picard. […] « Dans une période de crise, les responsables politiques se doivent d’être, encore plus, exemplaires. Sinon, il devient de plus en plus difficile de demander aux électeurs de se conserver, eux, un comportement exemplaire ». N’en jetez plus !

Hollande-Gayet : love story
 
La presse revient donc aussi ce matin sur le scoop Hollande-Gayet, et cette question [posée ici-même hier, 21 novembre] : « qui a pris les photos de Voici ? »
 
Eut égard aux impératifs de sécurité concernant le chef de l’Etat, les photos publiées hier par le magazine Voici ont largement interpelé les commentateurs toute la journée d’hier à la radio comme à la télévision. Mais pas l’intéressé lui-même.

A en croire Le Parisien, François Hollande « dédramatise ». Il « n’a pas l’intention de porter plainte » contre l’hebdomadaire Voici, et, « en privé », il se dit « persuadé » que les photos ont été prises dans l’enceinte du palais, probablement du premier étage où l’on dispose d’une vue plongeante sur le parc, explique Le Parisien. « Le coupable, selon lui ? Certainement pas un professionnel. Plutôt un membre du personnel de l’Élysée ou un visiteur de passage ». Visiteur que le couple n’a pas vu. Normal, l’amour n’est-il pas aveugle ?

Le président dédramatise ? Pas la presse. « Plus que jamais, les responsables des services de sécurité frémissent à l’idée que le téléobjectif du paparazzi devienne, un jour, la lunette d’un fusil de précision », s’inquiète ainsi Le Figaro, dans l’édition en ligne duquel le créateur du Groupe de sécurité de la présidence de la République Christain Prouteau dénonce un « impensable défaut dans la cuirasse de sécurité ». Ce qui n’empêche pas le billettiste André Bercoff, dans ce même journal, de saluer ce qu’il appelle « l’essentiel » du métier de journaliste, la publication des premières photos de « Roméo Hollande et Juliette Gayet enfin réunis ». Ou comment passer du balcon de Vérone à la table ronde de l’Élysée.

Tennis : Monfils prodige
 
La finale de la Coupe Davis entre la France et la Suisse. La France y croit. Elle a de quoi puisque « Monfils sauve la patrie ! », lance carrément L’Equipe !

Exagéré ? Pas du tout. La preuve, Le Figaro, qui affuble lui aussi Gaël Monfils, vainqueur de Federer hier, du titre rédempteur de « sauveur de la patrie », rien de moins !

La patrie était-elle à ce point en danger ? Après avoir vu le match qui opposait Gaël Monfils à l’ogre Roger Federer, on peut se poser la question. Car le premier a balayé le second en trois sets.
 
Roger Federer est « (re)descendu sur la terre battue », formule Le Parisien, il a largement « mordu la poussière face » à un « conquérant et euphorique » Gaël Monfils, se réjouit le journal. Un Monfils que Libération a trouvé « supersonique » et qu’il qualifie de « sniper », avec ses « missiles » au service et ses coups droits « lasers ».

Une vraie guerre des étoiles, donc, à suivre de plus belle aujourd’hui. Le point du double sera « décisif », prévient Le Figaro. Une histoire de couple donc. Une de plus.

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